Anno Domini - Jésus, Libérateur

Les vendeurs chassés du temple

Épiphanie (attribuée au) maître de Kress © AGO

Jésus, Libérateur

« L'homme est né libre, et partout il est dans les fers. »

Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat social

Un des problèmes centraux que soulevaient la philosophie des Lumières et les interprétations romantiques de Jésus, c'était qu'elles n'expliquaient pas pourquoi un personnage si éminemment captivant - ce modèle de la pensée rationnelle, cet artiste de génie - avait été crucifié. Les XIXe et XXe siècles répondraient à cette question en proposant une nouvelle image, celle d'un Jésus libérateur. Cette vision de Jésus ne pouvait qu'être rejetée parce qu'elle faisait de Jésus le défenseur intègre de la justice de Dieu et qu'elle prenait carrément position contre tous ceux qui opprimaient les hommes, les femmes et les enfants de la terre. Jésus s'était incarné, non pour repousser les frontières de la philosophie rationnelle ni pour inspirer les entreprises de création des artistes, mais pour rétablir un ordre mondial juste, pour chasser tous les changeurs de tous les temples, pour libérer tous ceux qui étaient pris dans le piège de l'esclavage, pour rendre à l'humanité sa dignité. Dans le monde moderne, cette perception du Christ comme libérateur résonne encore dans le cri de ralliement du mouvement des droits civils, « Que la liberté retentisse ! »

La « grâce infinie » sur un navire d'esclaves Thème 17 : Jésus, Libérateur
Le Jésus de Gandhi et la libération de l'Inde
 

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