L'île Herschel : la rencontre des cultures - Bishop Stringer - L'évêque qui mangea ses bottes

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Introduction

L'officier de marine britannique, Sir John Franklin, envoyé en expédition pour établir la carte de la côte arctique de l'Amérique du Nord, s'arrêta le 17 juillet 1826 sur une petite île située à un mille au large de la côte du Yukon. Il lui donna le nom "d'Île Herschel" en l'honneur de son ami, Sir John Herschel, chimiste et astronome britannique.

L'île, qui mesure 9 milles de long, 5 milles de large et 600 pieds à son point le plus haut, est séparée du continent par un canal étroit facile à traverser. Il n'y pousse aucun arbre mais ses plages sont jonchées de bois de grève que l'océan disperse après leur long voyage au fil du courant du fleuve Mackenzie.

Les fondations molles de l'île sont constituées de vase, de sable et d'argile. Le sol est recouvert de mousses, de plantes basses, de buissons et de fleurs arctiques. Pendant les quatre années où il vécut sur l'île, Isaac Stringer recueillit, pressa et monta 60 fleurs jusqu'alors totalement inconnues des botanistes. Il contribua ainsi de façon importante à la collection botanique nationale du ministère de l'Agriculture, à Ottawa.

On trouve très peu de sources d'eau douce sur cette terre stérile. Pour les besoins alimentaires, on utilise l'eau d'un étang situé à l'intérieur et celle qui provient de la fonte des glaces, suivant les cycles naturels.

L'île Herschel abrite sur son territoire beaucoup d'oiseaux et d'animaux aquatiques dont les espèces varient suivant les saisons. Des troupeaux de caribous y viennent en été avec leurs petits. On trouve du poisson en abondance sur le continent, à l'embouchure de la rivière Firth, juste en face de l'île. On trouve aussi des animaux migrateurs comme les bélougas et les phoques annelés qui s'arrêtent sur sa côte au cours de leur long périple.

Des groupes humains se sont installés sur la côte sud-est de l'île Herschel, à Pauline Cove, un port naturellement abrité, alors très apprécié des baleiniers. Ils y ancraient leurs bateaux, moins pour la profondeur de ses eaux que pour l'efficacité de sa protection contre les dommages que pouvaient causer la glace et la mer.

Pendant deux mois de l'année, toutes les activités quotidiennes de l'île se déroulent sous un crépuscule continuel. Le soleil disparaît sous l'horizon autour du 15 novembre, pour réapparaître autour du 22 janvier.

Musée de la vieille église en rondins 2002
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