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William Kirkby | Robert McDonald | William Bompas | J.W. Ellington | Isaac & Sadie Stringer | |
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William Carpenter Bompas L'Association Church Missionary Society (CMS), craignant de bientôt perdre Robert McDonald pour des raison de santé, lança un appel pour lui trouver un remplaçant. Ce fut William Carpenter Bompas qui répondit à l'appel. En trois semaines, il avait réglé toutes ses affaires personnelles en Angleterre, mis tout ce qui lui appartenait dans son sac et quitté son pays pour Fort Yukon. McDonald recouvra la santé peu après le départ de Bompas, mais la CMS pensa que Bompas serait utile à la mission et, au lieu de le renvoyer en Angleterre, lui demanda de poursuivre son voyage jusqu'à Fort Simpson, dans les Territoires du Nord-Ouest, où il pourrait assister le révérend Kirkby. C'est le jour de Noël 1865 que Bompas arriva à destination, commençant ainsi une période de quarante années d'engagement et de services missionnaires dans le Nord canadien. N'hésitant pas à se déplacer sur de longues distances, Bompas passa les premières années de sa vie missionnaire à voyager pour établir des contacts avec les autochtones. Il commença aussi à étudier sérieusement leur langue. Bompas raconte, dans une de ses lettres à la CMS, à quel point il fut encouragé dans son travail lorsqu'il constata que les autochtones étaient très réceptifs à son arrivée: "Ce qui m'a beaucoup encouragé, au cours de mon travail parmi eux, c'est de voir comme ils étaient avides d'apprendre et comme ils étaient heureux de recevoir des missionnaires." À l'insistance des missionnaires du Nord, les autorités de l'Église d'Angleterre décidèrent de diviser le diocèse de la Terre de Rupert, qui comprenait alors tout le Nord du Canada, en juridictions de taille plus petite, plus faciles à gérer. Le diocèse d'Athabasca vit le jour en 1874. Bompas fut envoyé en Angleterre pour être consacré premier évêque de cette juridiction. C'est pendant son séjour en Angleterre que Bompas épousa sa cousine, Charlotte Selina Cox. À peine le mariage terminé, les jeunes époux partirent prendre leurs fonctions dans le Nord canadien. Charlotte ressentit un choc lorsqu'elle aperçut leur nouvelle demeure. Elle réalisa rapidement l'étendue du territoire dont son mari était maintenant responsable. "Le diocèse d'Athabasca s'étend en long et en large sur une distance à peu près aussi vaste que les provinces du Québec et de l'Ontario réunies, sur une longueur de 3.000 milles et une superficie de 750.000 milles carrés. Pour les Européens, la distance entre Londres et Constantinople donnera une idée de la distance en long et en large de ce diocèse." Comme Robert McDonald, Bompas était doué pour les langues. Il apprit rapidement à communiquer avec les autochtones dans de nombreux dialectes. Entre 1870 et 1880, il composa quatre abécédaires en langues Slavi, Beaver, Dogrib et Gwitch'in. Bompas était persuadé qu'il était important pour les membres du clergé de pouvoir bien communiquer avec les autochtones. Il insista pour que les nouvelles recrues arrivant en mission dans le Nord étudient les langues autochtones pendant au moins quatre heures par jour. Bompas insista souvent auprès des autorités religieuses pour faire comprendre que son diocèse était trop vaste pour qu'un seul homme puisse réellement servir toute la population. En 1884, les autorités en question décidèrent de diviser le diocèse d'Athabasca. Elles créèrent le diocèse du fleuve Mackenzie, qui comprenait la zone en bordure de l'aval du fleuve Mackenzie et la région qu'occupe actuellement le Yukon. En 1891, le diocèse du Mackenzie fut divisé à son tour, donnant naissance au diocèse de Selkirk, dont la superficie correspondait à celle du territoire actuel du Yukon. Bompas fut consacré premier évêque du nouveau diocèse de Selkirk en 1892. Il établit alors sa résidence à la mission de Forty Mile, près du confluent du fleuve Yukon et de la rivière Forty Mile. Pendant les années qui suivirent, le principal souci de Bompas à Forty Mile fut de construire de solides fondations pour le travail de l'Église chez les autochtones. Il s'agissait de protéger ces derniers de l'arrivée massive des mineurs blancs qui avaient une mauvaise influence sur les populations locales. En effet, les autochtones perdaient tout sens moral sous l'emprise de l'alcool ou d'autres habitudes néfastes. Bompas donna ses impressions sur cette petite localité dans une lettre adressée à la CMS, en 1895 : "La petite ville qui s'est établie à Forty-Mile comporte un bon nombre de services : deux docteurs, une bibliothèque, une salle de lecture, un club de discussions, un théâtre, des restaurants, deux magasins, des échoppes, quelques professionnels et de nombreux saloons , comme on appelle les bars dans l'Ouest. Un des débats qui avait cours à cette époque était de décider ce qui avait causé le plus de mal au cours du siècle dernier : la guerre ou le whisky? Tout le monde fut d'accord pour donner l'enviable première place au whisky." Il était évident que Bompas ressentait pour les autochtones une grande tendresse et beaucoup d'admiration. Il avait adopté leur mode de vie et cherchait à s'éloigner de sa propre culture : la pompe et l'ostentation lui étaient devenues insupportables; il donnait à autrui la plus grande partie de son salaire et de ses possessions, et il ne s'occupait pas de sa santé personnelle. Les nouveaux arrivants étaient souvent choqués de son apparence négligée et de la vie simple qu'il menait. En 1904, La participation de Bompas à une réunion des évêques canadiens à Winnipeg, au Manitoba, éveilla un grand intérêt car il était devenu un personnage de légende à l'apparence patriarcale, pauvrement vêtu et tellement habitué à la vie dans la nature sauvage qu'il préférait dormir au contact du sol plutôt que dans un lit. Comme héritage, Bompas légua son engagement pour l'éducation des populations dans le Nord. Ses moments les plus heureux, il les passa à enseigner dans les écoles de la mission ou dans des camps de pêche et de chasse, accompagnant les autochtones dans leurs déplacements saisonniers traditionnels. Peu lui importait l'endroit où se faisait l'enseignement. Ce qui comptait, c'était que le professeur et les élèves puissent passer du temps ensemble pour continuer le travail d'alphabétisation et l'enseignement des Saintes Écritures. Pendant 43 ans, Bompas poursuivit son service dans les diocèses du Mackenzie et du Yukon, ne retournant qu'une seule fois en Angleterre. Il mourut le 9 juin 1906 à Carcross, au Yukon. |
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© Musée de la vieille église en rondins 2002 Vos commentaires |
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