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William Kirkby | Robert McDonald | William Bompas | J.W. Ellington | Isaac & Sadie Stringer | |
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Isaac & Sadie Stringer Isaac Stringer est naquit le 19 avril 1866 à Kingarf, en Ontario, à 10 milles de Kincardine, dans le conté de Bruce. C'était un bon élève et on l'avait encouragé à poursuivre ses études. En 1888, il commença à suivre des cours au collège Wycliffe à l'université de Toronto, et à l'école Anglican Divinity pour étudier les arts et la théologie. Au début de l'année 1892, l'évêque du diocèse de Mackenzie, William Day Reeve, s'adressa aux étudiants de Wycliffe et leur expliqua qu'il fallait envoyer des missionnaires en Arctique pour y travailler avec les Autochtones. Cela intéressa beaucoup Stringer mais il se posait des questions sur l'éloignement et l'isolement qu'il devrait affronter. Au début, son père refusa de le soutenir, mais le temps pressait et Stringer dut prendre sa décision avant que l'évêque Reeve ne quitte l'Angleterre. En fin de compte, note-t-il dans son journal, "Ma voie semblait évidente et je décidai de partir". Le 17 février, il accepta d'occuper le poste de missionnaire. Un missionnaire vivant dans le Grand Nord était plus qu'un enseignant. On attendait de lui qu'il soit aussi docteur, dentiste, pharmacien et travailleur social au contact de la population. Ainsi, Stringer fut autorisé à ne pas assister à ses cours de théologie au dernier trimestre pour pouvoir apprendre la médecine dentaire, l'obstétrique et à pratiquer des opérations chirurgicales mineures qui lui seraient utiles dans son travail. Isaac notait ses progrès : "Le jour de Pâques, comme célébration spéciale, j'ai arraché une dent à mon père." Tout alla très vite. Stringer reçut l'ordination le 15 mai 1892, et, le jour suivant, il partait pour le Nord. Il arriva à Fort McPherson, sur la rivière Peel, dans les Territoires du Nord-Ouest, après un long voyage de 60 jours. L'archidiacre McDonald, qui avait 30 années d'expérience du service dans le Nord, accueillit Stringer et l'initia à la vie missionnaire. Isaac Stringer quitta l'Ontario avec l'intention d'épouser Sarah Ann "Sadie" Alexander, une amie qu'il avait connue pendant ses études secondaires. Quand il lui écrivait, Stringer lui suggérait de se préparer à la vie dans le Nord. Sadie suivit ses conseils et prit des cours d'infirmière à l'hôpital Grace à Toronto et suivit une formation spéciale à la Deaconess Training School. Isaac et Sadie se marièrent le 10 mars 1896. Deux mois plus tard, ils partirent ensemble pour leur long voyage vers le Nord. Sadie raconte : " nous brûlions tous deux du zèle missionnaire et d'un désir d'aventure tout au bout de l'horizon glacial." Cet été là, les Stringer passèrent trois semaines sur l'île Herschel, avant de retourner à Fort McPherson où ils passeraient l'hiver. En décembre 1896, Sadie donna naissance à Rowena Victoria, la première de ses cinq enfants. Au printemps 1897, ils retournèrent à l'île Herschel où ils établirent une mission. Ils y restèrent jusqu'en 1901. En 1905, Isaac Stringer fut consacré second évêque de Selkirk (Yukon). Les Stringer allèrent s'installer à Dawson City, le siège épiscopal de cette juridiction. Avec ce nouveau poste, Stringer fut amené à beaucoup voyager dans son vaste diocèse, pour rendre visite aux paroisses éparpillées sur le territoire. Il ne manquait pas d'occasions de retourner à l'île Herschel qu'il aimait et où sa carrière de missionnaire avait commencé. Le 1 septembre 1931, Isaac fut élu archevêque de la Terre de Rupert. Les Stringer allèrent s'installer à Winnipeg, au Manitoba. C'est le cur lourd qu'Isaac accepta son nouveau poste et fit ses adieux aux amis qu'il s'était faits, avec Sadie, pendant plus d'un quart de siècle de travail missionnaire au Yukon. Il nota dans son journal son fort attachement au Yukon :
Les toutes dernières années de la vie de Stringer furent pénibles. Tourmenté par la maladie qui ne le quittait pas et inquiet des pertes financières de l'église dues à un détournement de biens par une firme d'avocats de confiance, son état de santé empira. Il mourut d'insuffisance cardiaque le 30 octobre 1934. L'archevêque Owen parla en termes simples et sincères à la mort d'Isaac Stringer : "Une grande âme nous a quittés, grande dans sa simple bonté forte dans sa qualité et sa sincérité. Il était profondément authentique. On verse bien des larmes de tristesse aujourd'hui sur cette vaste région du Canada. On entend des lamentations au bord des grands fleuves du Nord, dans les communautés éparpillées autour de la mer arctique, sous la tente solitaire, dans la hutte du mineur et dans le camp du trappeur, car celui qu'ils appelaient l'évêque est mort. Leur compagnon, leur père, leur ami de 10, 20, 30 ans les a quittés." |
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© Musée de la vieille église en rondins 2002 Vos commentaires |
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