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Sarah Ann "Sadie" Alexander naquit le 8 avril 1869 près de la petite collectivité de Lucan, dans la commune de Biddulph, en Ontario. Au cours de son enfance, elle partit s'installer avec sa famille à la ville voisine de Kincardine. Elle y rencontra Isaac Stringer à la fin du secondaire, et ils devinrent d'excellents amis. Sadie obtint son diplôme de fin d'études secondaires. Sadie
et Isaac n'étaient pas officiellement fiancés et poursuivirent
chacun leur propres intérêts. Sadie persuada ses parents
de la laisser partir à Toronto pour suivre les cours de l'école
Barker's Shorthand. Pendant ce temps, Isaac étudiait la théologie
au collège Wycliffe, affilié à l'université
de Toronto. Isaac, pour sa part, répondit à l'appel de l'Église anglicane qui demandait des missionnaires pour aller travailler parmi les Inuits de l'Arctique canadien. Il quitta Toronto pour le Grand Nord en 1892. Plus tard, il revint en permission pour discuter avec Sadie de leur avenir ensemble. Il conseilla à Sadie de renoncer à sa carrière à New York et de retourner à Toronto pour suivre une formation en médecine et se préparer à sa nouvelle vie dans le Nord. Elle prit des cours d'infirmière à l'hôpital Grace et suivit une formation à l'école Deaconess Training School. Bien qu'elle n'ait jamais parlé de ses appréhensions, ce dut être difficile pour Sadie de décider d'abandonner son indépendance dans la ville chic de New York City pour suivre Isaac et aller vivre sur les terres du Grand Nord. Sadie et Isaac se marièrent le 10 mars 1896, à Kingarf, en Ontario. Deux mois plus tard, les jeunes mariés partaient pour le long voyage vers le Nord. Sadie avait 24 ans et Isaac en avait 29. Après quatre mois de voyage et plusieurs arrêts dans les missions au cours du trajet, les Stringer atteignirent l'île Herschel. Sadie nota ses impressions sur la toute petite île: "...nous approchions de notre destination [l'île Herschel], la mer grise et lugubre s'émaillait de glaces flottantes. À l'horizon se profilait la bosse de l'île, nue, sans arbres, sa surface rocheuse, sa plage grise parsemée de quelques rares bâtiments rudimentaires appartenant à la compagnie baleinière américaine nous poursuivions notre chemin à travers les glaces flottantes, dans ces eaux noires alors que le soleil s'attardait et se reflétait sur les sommets des montagnes du continent, au sud. Bientôt nous atteignions la terre : des collines ondulantes, peu accueillantes, revêtues d'herbes grossières, de mousses et de lichen avec, de loin en loin, un fouillis coloré de coquelicots, de myosotis, d'aconits napel et de hauts buissons d'airelles." |
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© Musée de la vieille église en rondins 2002 Vos commentaires |
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