C'EST UN BERGER J'AI LONGTEMPS AIMÉ

chantée par Mme Edna Jacobs (Lavoy)
chanson de son père, David Lavoy, d'Erie, Michigan, apprise vers 1905
enregistrée par sa fille Dolores Steinman, le 15 février, 1979 à Erie
Coll. Dennis Au no.5
titre commun: Le berger que j'avais tant aimé (II. F-21)
 

C'est un berger j'ai longtemps aimé,
C'est pour vous dire qu'il m'avait [a]bandonnée.
M'avait toujours promis son coeur,
Il m'abandonne, vous voyez mon malheur. } bis

Par un dimanche il est revenue m'y voir,
Bien poliment z-il me souhaite le bonsoir.
Bien poliment s'est approché
Et malgré moi, il a voulu m'embrasser. } bis

Pleurez mes yeux si vous voulez,
Les temps passés, vous les verrez donc plus.
Ah non, ah non, jamais j'oublierai
Ces belles paroles qu'il m'avait z-adressées. } bis

C'est un berger que j'ai longtemps aimé, Brett Jubinville. Le berger montre du doigt la jeune femme qui pleure.

Écoutez la chanson Micro, pour écouter les chansons


Commentaires:

La langue française est à peu près disparue du côté américain du Détroit. Aux années1970, le chercheur américain Dennis M. Au a enregistré quelques personnes âgées dans la région de Monroe, au Michigan, qui pouvaient encore chanter quelques vieilles chansons françaises. Monroe, qui s'appelait autrefois Rivière-aux-Raisins, a été fondé par des francophones de Détroit vers 1780. On y retrouve les mêmes familles que sur le côté canadien de la rivière ; en fait, les francophones des deux bords du Détroit partageaient une même culture jusqu'au milieu du 20e siècle. Cette chanson est chantée par Mme Edna Jacobs, née LaVoy. Elle l'avait apprise de son père, David LaVoy, d'Érie, Michigan, petit village presqu'à la frontière de l'Ohio.

Durée : 1:25
 

 

 

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