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LES VÊTEMENTS Des vêtements chauds, confortables et imperméables au vent, étaient essentiels à la survie des Inuits du Cuivre. Les femmes étaient les couturières pour toute la famille. Elles se servaient dalènes de cuivre et des lanières de cuir pour fabriquer des parkas, des bottes et des pantalons de première qualité, imperméables au vent. On attachait souvent des amulettes aux vêtements pour qu'elles donnent de la force à celui qui les portait. Le parka traditionnel fait de peaux est accentué de pièces de fourrure blanche sur le devant. Un autre type de parka, réservé pour la danse, est semblable au parka traditionnel, mais est accentué de pampilles de lanières de carcajou ou de belette, tel qu'illustré dans Sans titre (Deux personnes dansant) de Helen Kalvak. Outre le parka, les danseurs portaient également des casques de huard. Le bec de l'oiseau était placé sur le dessus du casque et une peau de belette y était accrochée. Lorsque la personne dansait, la peau bougeait avec un mouvement rotatif, renforçant le drame de la performance ainsi que les mouvements du danseur.
La couture se faisait à l'automne lorsque la fourrure du caribou était la plus épaisse, propice à la fabrication du qullitaq ou parka extérieur. Dans le but de respecter les tabous culturels, notamment la séparation des animaux de la mer des animaux de la terre, il était interdit de travailler les peaux du caribou (un animal terrestre) une fois que les familles s'étaient déplacées sur la banquise de glace (où l'on chassait les animaux aquatiques). De plus, il était interdit de porter des peaux de caribou vers le début de l'hiver.
Aujourd'hui, on porte le parka traditionnel surtout lors des cérémonies de danse du tambour. Le style « grand-mère », un type de parka avec un volant étagé, est également très commun. Il comprend un survêtement extérieur en coton et une doublure de laine feutrée à l'intérieur. La bordure de la capuche en forme de soleil levant est accentuée de fourrure de loup et de belette. Outre ce style de parka, on porte surtout des vêtements modernes, comme dans les autres régions du Canada. Par exemple, dans la gravure intitulée Grand frère tirant sa sur sur sa bicyclette de Julia Ekpakohak, les enfants portent des vêtements de sport d'une marque connue.
LES ABRIS
Traditionnellement, les Inuits menaient un mode de vie nomade, se déplaçant en fonction des saisons et érigeant des abris adaptés au climat et aux besoins immédiats. Les abris de neige, construits avec des blocs de neige placés en forme de spirale inclinée vers l'intérieur (Condon p. 79), constituaient les résidences principales des Inuits du Cuivre. Les entrées larges et les longs passages, construits sur une pente inclinée vers le bas, servaient à la fois d'entrepôt et de conduite d'air froid. On chauffait les abris à l'aide de lampes en stéatite consumant de l'huile de phoque. Les abris de neige pouvaient être très étendus, et ils abritaient plusieurs familles dans des dômes rayonnant d'une structure centrale, dans laquelle on se réunissait pour les jeux, les danses du tambour et les contes. Lors de la fonte des neiges, on recouvrait la fondation de l'abri de neige d'un toit de peaux. Par la suite, on remplaçait l'abri de neige par une tente de peaux à l'arrivée du printemps.
Les premières maisons préfabriquées ont été construites dans les années 1960. Les villageois sont arrivés à l'emplacement actuel du village de Holman, sur la baie Queens, en 1966 et ont déménagé leurs maisons qui étaient situées sur la baie King's. Depuis 1978, on construit de plus grandes maisons à Holman, avec de l'eau courante et d'autres commodités.
VISITE DE HOLMAN TELLE QUE VUE DE LARRIÈRE DUNE MOTONEIGE.
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