LA VIE À HOLMAN

LA PÊCHE ET LA CHASSE

Des traîneaux à chiens et des motoneiges

Des traîneaux à chiens et des motoneiges sont employés lors des expéditions de chasse, Holman.
Image vidéo : Alex Poruchnyk, 2000.

Des Inuits de Cuivre à la pêche

Des Inuits de Cuivre à la pêche près de Holman, 1916. © Musée canadien des civilisations : D. Jenness,
CMC 37080 - CD2000-12-001.

Archers inuits

Archers inuits, vers 1915. © Musée canadien des civilisations : G.H. Wilkins, CMC 51165 - CD96-656-027.

Les poissons pris durant l’été sont séchés pour consommer plus tard

Les poissons pris durant l’été sont séchés pour consommer plus tard. Le 3 juillet 1915. Collection de Rudolph Martin Anderson, Archives nationales du Canada (C-030073).

Inukshuit pour tromper le caribou à portée d'arme

Inukshuit pour tromper le caribou à portée d'arme, 1911. À l'approche des caribous, on tentait de les entraîner dans un passage étroit où les chasseurs les attendaient avec leurs arcs et des flèches. Collection de Rudolph Martin Anderson, Archives nationales du Canada (C-035450).

La Holman Eskimo Co-operative

Deux magasins au détail vendent des articles d’épicerie à Holman : Le Northern Store et la Holman Eskimo Co-operative illustrée ci-dessus. Cette dernière est le seul revendeur de carburant et d’huile de chauffage. Image vidéo : Alex Poruchnyk, 2000.

L'IMPORTANCE DE LA CHASSE

Les activités de pêche et de chasse font partie intégrante de la vie à Holman. Le bœuf musqué, le caribou et l'omble de l’Arctique sont des aliments traditionnels que l'on trouve dans tous les foyers. Traditionnellement, la chasse, ainsi que quelques plantes, baies et œufs d'oiseaux cueillis au cours de l'été, constituait la source d'alimentation principale. De nos jours, d'autres aliments importés du Sud par avion et vendus au Magasin du Nord sont venus s'ajouter au régime alimentaire traditionnel de gibier et de poisson, mais la chasse et la pêche demeurent tout de même des éléments importants à la survie et au mode de vie. Les changements dans les marchés du sud ont entraîné des effets significatifs sur la chasse pratiquée aux fins d'emploi. La chasse au phoque était l'une des pratiques les plus communes, mais à l’heure actuelle, la chair de phoque sert uniquement à nourrir les chiens et les articles d’artisanat faits de peau de phoque deviennent de moins en moins populaires.

 

OUTILS ET VÊTEMENTS DE CHASSE TRADITIONNELS

Avant que la nourriture n’ait pu être obtenue de sources à l’extérieur de la communauté, la survie dépendait d’expéditions de chasse bien réussies, lesquelles nécessitaient des compétences aiguisées et la capacité de s’approcher furtivement de sa proie. Dans un tel milieu agressif, il était essentiel d’avoir des outils et des vêtements fiables et bien construits. Les armes traditionnelles comprenaient le harpon à pointe articulée, employé lors de la chasse au phoque, le bola pour la chasse aux oiseaux, le kakivak pour la pêche, la lance pour la chasse à l’ours blanc et les flèches pour chasser le bœuf musqué, le caribou et l’ours. Les outils les plus importants étaient employés lors de la chasse à la cheminée de respiration, soit l’activité de chasse principale de la région. Outre le harpon, on employait des sondes à neige, des poinçons à glace et des avertisseurs de plume pour indiquer l’approche d’un phoque. La carabine pouvait être obtenue contre des échanges vers 1930, mais on ne l’employait pas couramment jusqu’à plus tard. Des vêtements chauds, confortables et imperméables ont été également essentiels lors des expéditions de chasse, et les femmes sont devenues des couturières expertes. Elles fabriquaient chaque vêtement sur mesure à partir de peaux de caribou et de phoque, à l’aide de babiche et d’alènes de cuivre. Les kamiks (bottes) portées au printemps et en été étaient fabriquées des peaux du phoque barbu en raison de sa nature imperméable, alors que celles portées en hiver étaient fabriquées de peaux de caribou.

 

LA CHASSE AU PHOQUE

Les activités de chasse dépendent du cycle des saisons et la présence des différents types d’animaux. L’exercice de chasse le plus important était sans doute la chasse à la cheminée de respiration, pratiquée en hiver. Il s’agissait d’une période où le gibier était peu abondant et le phoque fournissait des produits de première nécessité autre que la nourriture, tels que des peaux pour faire des vêtements et de l’huile pour les lampes. Des communautés entières se déplaçaient sur les glaces vers le début décembre et construisaient des abris près des endroits où les phoques abondaient. Les phoques et les autres mammifères marins doivent refaire surface pour respirer. À l’aide des chiens, les chasseurs inuits repéraient les trous et attendaient l’occasion d’harponner un phoque. Cette pratique nécessitait une grande patience et un effort concerté de la part des chasseurs, qui se dispersaient sur un grand territoire afin de surveiller un plus grand nombre de trous d’air. Ils partageaient par la suite le gibier. L’hiver était la période la plus froide et la plus sombre de l’année et la chasse au phoque par les trous d’air mettait à l’épreuve l’endurance des chasseurs et symbolisait le travail d’équipe nécessaire à la survie dans cet environnement difficile.

 

AUTRES ANIMAUX ET POISSONS

La chasse à l’ours blanc se pratiquait également en hiver. Au printemps, on pratiquait la chasse au phoque à partir du bord des couches de glace, la chasse au canard, la pêche et la cueillette d’œufs. L’été est la saison où le gibier est peu abondant. Le début de l’automne est la meilleure saison pour la chasse, puisque les caribous sont des plus gros et leurs fourrures épaisses sont idéales pour la fabrication de vêtements. Les bœufs musqués sont également plus abondants à l’automne. Les ombles de l’Arctique qui se nourrissent dans la mer tout au long de l’été reviennent dans les lacs et les ruisseaux à l’automne, période où la pêche à la lance peut porter fruit. On séchait la viande et les poissons pris au cours de la saison abondante et on les entreposait pour consommer plus tard. À mesure que les groupes de chasseurs se déplaçaient, on entreposait la nourriture dans des abris de pierre pour empêcher les animaux sauvages d’y entrer et pour pouvoir repérer les provisions plus tard.

 

LE RESPECT POUR LES ANIMAUX

La survie des Inuits dépendait exclusivement des animaux, et ils les accordaient le plus grand respect et la plus grande révérence. On pratiquait des rites et on observaient des tabous afin de rendre hommage aux esprits des animaux. Par exemple, un grand nombre de rites concernaient la séparation des animaux aquatiques des animaux terrestres. On prenait la vie des animaux au sérieux et toutes les parties du cadavre étaient employées aux fins de nourriture, d’habillement et de fabrication d’outils. Par conséquent, il n’y avait aucun gaspillage.

 

AUTRES ALIMENTS

Bien que la chasse et la pêche constituent toujours des activités essentielles pour les résidents de Holman, l’accès à des aliments importés est également important. Les fruits et légumes frais sont livrés par avion, ce qui les rendent très chers. Les aliments secs arrivent par navire, méthode de livraison commune dans les communautés éloignées du Nord. La navire arrive une fois par année et livre les commandes passées par les particuliers et les entreprises. Outre les aliments, on livre également des véhicules, des logements préfabriqués, des matériaux de construction et d’autre équipement lourd. Le prix des aliments étant très élevé à Holman, un approvisionnement d’un an de nourriture emballée constitue une option économique importante pour les familles.

 

Début

 

English

 

© The Winnipeg Art Gallery, 2002. Tous droits réservés.


Le Musée des beaux-arts de Winnipeg
Introduction     La vie à Holman     Les artistes    Les arts visuels     Galerie     Les contes
Liens pédagogiques     Jeux     Glossaire     Références et autres recherches     Crédits     Vos commentaires