Inkameep et Nk'Mip
La bande indienne d'Inkameep, ou Nk'Mip en langue Okanagan, s'est formée en 1877 et fait partie de la nation Okanagan. De nos jours, environ 370 membres de la bande vivent dans la réserve indienne d'Osoyoos, près d'Oliver en Colombie-Britannique. On appelle souvent cette réserve la réserve Inkameep et la bande elle-même "Inkameep" de façon erronée, ce qui reflète une faute communément faite par les agents du gouvernement canadien: ils ont l'habitude de "nommer" les gens d'après la région où ils habitent. Inkameep est l'orthographe phonétique du mot contemporain "Nk'Mip" utilisé par la bande. L'école de jour d'Inkameep fut construite par le chef Baptiste George, un homme qu'Anthony Walsh décrivait comme "en avance sur son temps en cela qu'il désirait que ses enfants reçoivent une éducation dans le cadre de leur propre histoire, et qu'ils ne soient pas envoyés ailleurs". L'école elle-même est au cœur d'une riche histoire visuelle des peuples de l'Okanagan. Ainsi, la réserve de Nk'mip était entourée de collines qui recèlent encore de nombreuses peintures rupestres.
Au cours de la période où Anthony Walsh enseigna à l'école d'Inkameep, celle-ci devint un centre de communication entre autochtones et non autochtones, un lieu où l'on pouvait réfléchir aux concepts de citoyenneté et de droits de la personne tranquillement et concrètement. Les activités scolaires et l'impact qu'elles avaient sur le monde extérieur offrirent un témoignage personnel profond de la construction d'un milieu multiculturel, respectueux de ses cultures. En 1941, Walsh participa à la fondation de la "Okanagan Society for the Revival of Indian Arts and Crafts", une section de la BC Society for Indian Arts and Welfare. Des membres firent pression auprès des gouvernements fédéral et provincial pour qu'ils effectuent des changements dans les domaines de l'éducation et de la santé dans les réserves. En 1944, juste avant le départ de Walsh d'Inkameep, la société soumit au premier ministre du Canada un mémoire qui indiquait les grandes lignes de stratégies nécessaires à l'amélioration de la vie des autochtones canadiens, en reconnaissant leurs droits à la citoyenneté et à la propriété. Ceci conduisit à la formation d'un comité gouvernemental pour examiner et reconsidérer la Loi sur les Indiens. Dans un éditorial du Saturday Night, une revue d'actualités, qui parut en 1944, on pouvait lire ceci:
Il semble étrange que les suggestions les plus intelligentes et les plus compréhensives en vue d'une modernisation des politiques canadiennes à l'égard des Indiens du Dominion soient venues d'une modeste communauté de Colombie-Britannique. Mais il en est ainsi.
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