Musée Ethnographique Alexandre Sènou Adandé
(Bénin)


Lycée privé de langues étrangères Alexandre Dumas
(Bulgarie)


Direction du Patrimoine Culturel
(Burkina Faso)


Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo
(Madagascar)


Musée National du Mali
(Mali)


Musée de St-Boniface
(Manitoba, Canada)


Centre d'études et de recherches andalouses
(Maroc)


Musée acadien de l'Université de Moncton
(Nouveau Brunswick, Canada)


Laboratoire de recherche sur les musiques du monde
(Québec, Canada)


Musée canadien des civilisations
(Québec, Canada)


Musée du paysan roumain
(Roumanie)


Centre des musiques arabes et méditéranéennes
(Tunisie)

LE JENBÉ (le tambour à une peau)

jenbé
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carnet de notes
Jenbé (tambour à une peau)
Yanfolila (groupe ethnique : Peul)
Bois, cordon industriel, fer
H : 52,4 cm
Musée National du Mali, Mali

Le tambour jenbé, dont il existe un petit et un grand indissociablement joués ensemble, occupe une place centrale dans la pratique musicale des Malinké, des Khassonké et des Peul sédentaires du Wasulun, qui l'utilisent respectivement pour produire la musique sokoninkun, liée à l'antilope mythique se trouvant à l'origine de l'agriculture, la musique du nama(hyène) culte lié aux travaux des champs, la musique du sigi, « buffle », animal auquel les chasseurs vouent un culte, la musique jaguawara (musique ayant la force d'obliger les gens à danser), la musique proprement dite du jenbé.

La tradition musicale séculaire des Malinké est riche de trois principaux instruments dont la réputation dépasse les frontières maliennes et africaines : le « tambour-gobelet » à une peau, jenbé, le « petit » xylophone, balanin,de 15 à 19 lamelles accordées sur une échelle heptatonique, la « harpe-chevalet » à 21 cordes, kora, originaire de la Casamance. Ces instruments déterminent en même temps les genres musicaux dont ils sont l'élément central.

La musique proprement dite du jenbé se fait à l'aide de trois instruments : le « gros jenbe », jenbe ba, dont le joueur développe les rythmes complexes, joue le solo et apporte un appui rythmique aux pas de danse; le « petit jenbé », jenbé den, dont le joueur donne la base de l'accompagnement; et le tambour cylindrique, dunun,qui joue la basse. À cela s'ajoutent les battements de mains (des femmes), et un choeur que dirige une chanteuse. La production de cette musique est généralement liée aux récoltes (du fonio et du mil), aux fêtes religieuses musulmanes (tabaski et ramadan), aux rites de passage (baptême, circoncision, mariage et funérailles). Chacune de ces occasions a ses rythmes, chants et danses caractéristiques.