Plusieurs espèces de nidulaires profitent d'une autre
source naturelle pour disperser leurs spores. Ces petits champignons
produisent des paquets de spores, qui ressemblent à des
oeufs, dans un organe reproducteur en forme de coupe qui ressemble
à un nid. Le vent à lui seul ne peut pas déplacer
ces petits paquets. Cependant, lorsqu'il pleut, des gouttes
d'eau tombent dans les "nids", déclenchant
une sorte de ressort qui éjecte les paquets de spores.
La goutte d'eau frappe l'intérieur du "nid"
avec sa vitesse maximale. L'énergie est transférée
aux paquets de spores. Au moins un de ces paquets de spores
est éjecté par la force de l'éclaboussure.
Une haptère gluante se trouve à l'extrémité
du cordon attaché au paquet de spores. Lorsque cette
haptère s'accroche à une plante ou à une
brindille, elle fixe le paquet de spores. On voit très
bien ce mécanisme d'ancrage lorsque l'haptère
du cyathe s'attache à un brin d'herbe. À cause
de la vitesse de la chute du paquet de spores, le cordon s'enroule
autour du brin d'herbe.
Les vesses-de-loup et les sclérodermes dépendent
aussi de l'impact des gouttes d'eau pour éjecter leurs
spores d'un petit orifice central. |