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Carte d'échantillon de sang

Analyse de résidus

Un élément de preuve est une matière trouvée en petite quantité et qui peut être analysée, notamment des cheveux, des fibres, du verre, du métal, du papier, de la peinture ou des substances végétales (par exemple : de la terre, du pollen, des feuilles).

Éclat de peinture

Éclat de peinture
Éclat de peinture
© R.C.M.P./G.R.C.
La peinture peut se présenter sous forme de gouttes ou de bavures liquides, d'éclats ou de taches. On peut l'identifier en examinant sa couleur, son genre, sa texture (brillant, grain, dureté, frisage, craquelage, cloquage et farinage), sa composition ainsi que la structure du feuil. Une fois l'information recueillie, on la compare à celle stockée dans des bases de données et qui concerne de nombreux autres types de peintures. On peut ainsi déceler des détails portant sur les indices trouvés. L'identification de la peinture peut s'avérer très utile dans des cas de délit de fuite. De petits éclats de peinture provenant du véhicule de l'assaillant peuvent effectivement être trouvés sur les lieux du crime ou sur la victime et être conservés comme éléments de preuve. Au laboratoire, les caractéristiques de la peinture sont notées et versées dans une base de données. Les bases de données rendent possible la comparaison d'un nombre considérable d'informations. Si l'on y trouve le même type de peinture que celui prélevé sur les lieux du crime, on peut éventuellement déterminer la marque, le modèle ainsi que l'année de fabrication du véhicule en question. Cela peut être d'une grande utilité, tant pour le policier chargé de l'enquête que pour les tribunaux.

Particule de résidu de tir sur un cheveux

Particule de résidu de tir sur un cheveux
Particule de résidu de tir sur un cheveux
© R.C.M.P./G.R.C.
Cheveux et poils : On utilise des microscopes de comparaison pour vérifier si les cheveux et les poils trouvés sur les lieux d'un crime peuvent être identifiés, ou encore pour déterminer si ces derniers sont humains ! Les cheveux sont riches en informations, puisqu'ils subissent généralement des traitements des plus variés (teintures, mises en pli, coupes, fixatifs, etc.). On peut aussi, au moyen d'un microscope et de certaines teintures spéciales, établir le sexe de la personne à qui appartiennent les cheveux. Les cheveux d'une femme recèlent ce que l'on appelle des corps de Barr - des restes de chromosome x qui se perdent au cours du développement des sujets de sexe féminin. Une fois colorés, les corps de Barr sont visibles au microscope optique.

Échantillon de cheveu grossi

Échantillon de cheveu grossi
Échantillon de cheveu grossi
© R.C.M.P./G.R.C.
Comme la comparaison des cheveux et des poils n'est pas toujours concluante, on a aussi recours à des méthodes d'analyse de l'ADN. Normalement, on effectue d'abord des tests d'ADN puis, si cela s'avère nécessaire, on procède à la comparaison de cheveux. Comme toutes les cellules nucléées dans le corps contiennent de l'ADN, on peut utiliser des cheveux et en amplifier la quantité d'ADN en ayant recours à une méthode appelée PCR. On entre ensuite l'ADN dans la base de données puis on procède à la comparaison. On utilise les dix premiers millimètres de la racine d'un cheveu pour faire des tests d'ADN, parce que l'on y trouve l'épidermicule qui contient de l'ADN mitochondrial, inexistant dans le reste du cheveu.



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