En voiture! Pour explorer le chemin de fer de Terre-Neuve

Histoire du chemin de fer et des navires côtiers

Les repas et les divertissements

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Le dîner au restaurant

Dès le tout début, le chemin de fer offrait un excellent service de repas à ses passagers. Les passagers de l'Overland Express, le train allant de St. John's à Port aux Basques, dont la durée du trajet était d'au moins 26 heures, pouvaient s'attendre à recevoir la meilleure nourriture dans l'île. Les tables du restaurant étaient élégamment mises avec des nappes blanches, des couverts en argent et de la vaisselle blasonnée. Les chefs du chemin de fer mettaient leur fierté à préparer leurs excellents mets terre-neuviens.

[Traduction] À l'époque où le chemin de fer de Terre-Neuve était très achalandé, la queue de passagers qui attendaient pour avoir une place au restaurant pour le dîner s'étirait jusqu'au bout de la première voiture-lits vers l'arrière et de la première voiture-coach vers l'avant. (Fabian Kennedy)

On trouvait, entre autres, sur un menu de 1905 un consommé à la tête de veau, du poisson frais, des côtelettes de mouton et du bifteck d'aloyau ainsi que des pommes de terre, du gruau, des sardines et, bien sûr, du pain et du thé. On pouvait se procurer un paquet de cigarettes pour 20 cents et une bière Bass pour 25 cents. Un verre de scotch coûtait 30 cents. On utilisait les ingrédients les plus frais possibles, se procurant le poisson et le gibier auprès de vendeurs le long de la voie ferrée alors que le train se déplaçait de part en part de l'île.

Le premier voyage transinsulaire en 1898 a duré 28 heures. Au fil du temps, le train en est venu à faire le même trajet en 24 heures. Compte tenu de la longueur du voyage, le confort des passagers était prioritaire. La perspective d'avoir un bon repas suffisait bien pour rendre le long voyage agréable. Un passager, Gordon Williams, raconte les bons souvenirs de ses expériences au wagon-restaurant à la fin des années 1930: [Traduction] Lorsque je prenais l'express, j'espérais toujours que je disposerais suffisamment de temps pour souper au wagon-restaurant. Ce n'était pas toujours possible du fait que cela dépendait du nombre de passagers qu'il y avait dans les voitures-lits, car on servait d'abord ces passagers. Le dîner était tout un événement et j'avais toujours l'impression d'être traité royalement. Les tables étaient recouvertes de nappes en damas bien empesées et de grandes serviettes faites dans le même tissu. Les crémiers et les sucriers étaient en argent étincelant tout comme les couverts.

Les voyages en train au début du rail présentaient des inconvénients, mais ceux-ci n'étaient que rarement tenus pour de gros problèmes. Il y avait toujours des amis avec qui parler ou des potins à échanger. L'équipage était amène et toujours disposé à faire une entorse au règlement pour acquiescer à une demande spéciale émanant d'un passager. En règle générale, les passagers considéraient les voyages en train comme une grande fête.

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Diaporama sur les repas et les divertissements
Diaporama sur les repas et les divertissements
Deux cuisiniers dans la coquerie de la voiture-restaurant.
La cuisine de la voiture-restaurant (1948) était aménagée en un espace de travail fonctionnel pour la préparation des repas. Horaire du transinsulaire, 1948.
Menu de la voiture-restaurant du Newfoundland Railway, en 1953.
Menu de la voiture-restaurant du Newfoundland Railway imprimé à l'occasion du couronnement de Sa Majesté la reine Élisabeth II, le 2 juin 1953. Railway Coastal Museum.
Cristallerie et argenterie parent la table dressée dans le diorama de la voiture-restaurant.
Table mise dans le diorama du train présenté au Railway Coastal Museum. Railway Coastal Museum.
Cartes à jouer de la Reid Newfoundland Company.
On mettait à la disposition des passagers des cartes à jouer pour passer le temps durant le long voyage. Railway Coastal Museum.