| Jeux de l'Arctique
Les Inuit se sont toujours adonnés à
toutes sortes de jeux et de sports. Les aptitudes exigées par
la pratique de ces jeux profitaient souvent aux travaux de la survie
quotidienne dans les rigueurs du Grand Nord. Les jeux permettent d'augmenter
la force physique, l'adresse et l'endurance. Beaucoup des jeux inuits
sont des jeux traditionnels et n'exigent aucun matériel particulier.
Si certains des jeux traditionnels proviennent vraisemblablement d'Asie,
où les Inuit vivaient avant leur migration par le détroit
de Béring vers l'an 2 000 avant Jésus-Christ, d'autres
ont été appris sans aucun doute après la migration
par leurs contacts avec des peuples autochtones du sud qui avaient
émigré d'Asie longtemps auparavant.
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| Le
matériel du jeu est contenu dans une boîte colorée
de 4,3 cm de longueur sur 9,5 cm de largeur et 10,2 cm de
hauteur, sur laquelle on peut voir deux Inuit en parka en
train de jouer dans la neige. Texte imprimé sur la
boîte en anglais et en français.
© 1966 Yellowknife (T. N.-O.) |
Il s'agit d'une version d'un jeu européen
bien connu appelé « morpion » en Europe
et « tic - tac - toe »
en Amérique du Nord. La planchette dont les coins ont été
arrondis est fabriquée avec du cuir de couleur brunâtre.
Neuf carrés ont été marqués en noir
au pochoir et présentent chacun le dessin d'un animal qui
rappelle diverses gravures sur pierre stylisées caractéristiques
de l'art inuit. Une lanière de cuir a été incluse
dans la boîte et sert à attacher la planchette roulée.
Six morceaux de bois d'animal servent de pions. Sur trois des pions,
des dessins d'animal ont été marqués en noir
au pochoir et sur les trois autres les mêmes dessins ont été
imprimés en rouge. Les joueurs placent à tour de rôle
chacun de leurs pions sur une case du jeu. Le gagnant est celui
qui réussit à disposer le premier ses trois pions sur une ligne
verticale, horizontale ou diagonale.
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| La
photographie a été prise aux Territoires du Nord-Ouest, au
Canada, en 1978 ; il s'agit de la version du jeu jouée
dans l'île Holman et appelée nalukauq. |
La « couverture » employée
pour ce jeu est habituellement faite de peaux de phoque ou de morse
et peut ainsi supporter les rebondissements des joueurs qui retombent
dedans après avoir été « lancés »
en l'air. On joue à tour de rôle - le gagnant
est celui qui rebondit le plus haut. |