Les esclaves, les loyalistes noirs et les personnes qui avaient échappé à l'asservissement en empruntant le chemin de fer clandestin eurent bien des épreuves et des obstacles à surmonter. Malgré tout, les colons canadiens d'ascendance africaine ont réussi, à bien des égards, à apporter une contribution positive à la construction de notre pays.

Hattie Rhue Hatchett est un bon exemple. Cette compositrice, chanteuse et pianiste de grand talent est née en 1864 dans le canton de Raleigh, dans le Canada Ouest (l'Ontario actuel). Elle avait neuf frères et sœurs. Ses parents étaient des esclaves évadés de la plantation Miles en Virginie.

Toute jeune, Hattie a suivi des cours de piano à l'école de la colonie d'Elgin. Cette école, construite en 1861, était un établissement intégré elle était fréquentée par des enfants d'ascendance aussi bien européenne qu'africaine. C'est la seule école construite par des esclaves en fuite qui a été conservée au Canada.

C'est au Kentucky, où elle enseignait à d'anciens esclaves et à leurs enfants, que Hattie a fait la connaissance de son futur mari, Millard Hatchett. Peu de temps après leur mariage, ils sont retournés vivre à North Buxton (Ontario).

À titre de compositrice, Hattie Hatchett est surtout connue pour ses chants religieux. Une de ses chansons, intitulée « The Sacred Spot » (Ce lieu sacré), a été le chant de marche officiel des soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale.
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Musée royal de l'Ontario
Conseiller historique : Lieu historique national et Musée de Buxton
1763 - 1867
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