Dans les années 1920, lorsque le prix élevé des fourrures leur assurait de bons revenus, plusieurs familles inuites firent l’achat de grandes embarcations en bois que nous appelons encore aujourd’hui des « peterheads » ou des « baleinières ». Ces bateaux de 35 pieds de longueur étaient munis d’une voile. Aux dires des aînés, ils permettaient de « se déplacer n’importe où » et il est un fait que, grâce à eux, on osait s’aventurer à plusieurs milles des côtes. Dans les années 1950, on commença à doter les peterheads de petits moteurs, ce qui les rendait encore plus polyvalents, du moins lorsqu’il y avait du carburant.

Dans les années 1960, plusieurs de nos bateaux en bois étant devenus trop vieux pour pouvoir vraiment tenir la mer, nous avons dû cesser de fréquenter nos territoires de chasse éloignés ou de visiter nos lointaines familles.

Cette situation tend à changer rapidement aujourd’hui grâce au remplacement de nos vieux peterheads par des bateaux à coque d’acier ou d’aluminium dotés d’instruments de navigation modernes. Au fur et à mesure que ces bateaux assurent la relève, les déplacements au large des côtes recommencent à occuper une place importante dans la vie des Inuits.
La voix nationale des Inuits du Canada

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