Rinaldo Walcott est professeur associé à la faculté de sociologie et d'études sur l'équité en éducation de l'Institut d'études pédagogiques de l'Ontario. Ses domaines de spécialisation sont les études culturelles et la théorie culturelle; la théorie homosexuelle et des sexes et les études transnationales et des diasporas. Il occupe à l'heure actuelle la chaire canadienne en recherche sur la justice sociale et en études culturelles. Il parle du Canada en tant que projet intéressant.

Musée royal de l'Ontario
Rinaldo Walcott, professeur agrégé et titulaire d’une chaire de recherche du Canada, justice sociale et études culturelles, Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, Université de Toronto

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Transcription

« Quand on pense au concept de nation, on doit penser à au moins deux choses. Premièrement, la plupart des nations, même si on fabrique de belles histoires romantiques sur elles, ont été établies ou fondées sur un moment de violence, qui peut être une guerre civile, la colonisation d’un groupe de gens en place, etc. La plupart des nations sont donc fondées sur un acte de violence quelconque et pourtant, ce n’est pas seulement cet acte de violence qui doit définir ce qu’est une nation. Cet acte de violence peut nous transformer, il peut nous aider à construire une communauté, il peut mener à divers actes de restitution, à la justice sociale, à la justice culturelle, etc. Alors, dans le contexte canadien, je pense que l’on va souvent d’une idée à l’autre – l’acte de violence fondateur de la nation, qui est la colonisation et la tentative de génocide des Premières nations et des peuples autochtones, et d’autre part, nous travaillons à cet intéressant projet de ce que peut être une nation, une nation qui n’est pas fondée sur un groupe linguistique, sur une seule identité raciale ni sur la notion de famille nucléaire, etc. Donc, dans le contexte canadien, ces deux genres de notions de fondation sont examinés. Et dans ce sens, le projet du Canada est très intéressant et c’est un projet qui n’est pas encore terminé. Je pense que le vrai défi, c’est le genre de dirigeants politiques que nous nous donnerons. Il faudra des gens avec une très bonne vision pour nous guider lors de la deuxième partie de la formation de notre nation et nous amener à redéfinir ce qu’est une nation dans le monde.»


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