J’avoue dès le début que je suis une fille chanceuse et privilégiée. J’ai choisi cet instrument à cordes, le violon, car je le connais bien. Je ne pouvais pas rester à Tanger avec ma tante, parce que j’avais une autre tante qui était professeur de piano au Conservatoire de Musique à Chefchaouen. Elle a remarqué que j’aimais la musique. Quand j’étais petite et chaque fois que j’entendais ma tante jouer du piano, je descendais du premier étage pour l’écouter. Je m’intéressais aussi à la chanson, dont je regardais des émissions à la télévision. J'ai assisté pendant trois ans à des spectacles musicaux en compagnie de ma tante. Comme la musique, m'attirait de plus en plus, ma tante m’a inscrite au Conservatoire de Musique en 1997 afin que j'apprenne les rudiments de la musique et la musique andalouse. En dehors de mes cours, ma tante m’aidait à répéter trois heures par jour à la maison. Elle testait mes aptitudes en musique andalouse aux niveaux de la voix, de l’interprétation et du rythme. Ce fut une expérience très importante. Elle aurait pu m'apprendre le piano, puisqu’elle en avait un chez elle, et moi aussi je l’apprécie, mais le violon était mon instrument préféré. Petite fille, j’étais déjà capable de tenir longtemps l’archet tout en me concentrant sur les notes et le rythme. De plus, le violon est un instrument petit et léger que je peux amener partout pour m’amuser avec mes amies.

Comme j'étais amateur et au stade d'apprentissage, je ne connaissais pas bien l'histoire et l'évolution du violon.

Comme je l’ai déjà dit, j’ai été élevée parmi des gens qui adorent la musique. L’une de mes tantes aimait beaucoup la musique andalouse ; la deuxième était une étudiante au Conservatoire et la troisième m’enseignait la musique à la maison et au Conservatoire. Alors, pourquoi ne pas devenir moi même une violoniste ? On organisait des fêtes de famille chez nous. Ma « dikr » religieuses faisant l’éloge du prophète Mohammed, et c’est pour cette raison qu’elle encouragea ma tante à organiser des réunions religieuses où l’on jouait de la musique andalouse et l’on chantait des chants soufis. Sans oublier que ma tante m’achetait de temps à autre des boucles d’oreilles ou des vêtements. Sur le plan culturel, pour m’encourager intellectuellement, ma tante m’acheta un violon quand j’ai réussi au Conservatoire. Je voulais aussi me distinguer de mes camarades et être meilleure qu’elles. J’avais aussi le désir de percer dans le monde de la musique.

Je savais que le violon était utilisé en musique andalouse, et j’en jouais pendant mes exercices et lors de spectacles musicaux. Il est également utilisé en musique classique. À part le violon, je n’ai pas eu l’occasion d’apprendre sincèrement quelque chose sur d'autres genres musicaux.

Je ne crois pas que le violon existe sous une autre forme que celle que nous connaissons. Mais, je peux dire qu’il est largement utilisé au Maroc, parce que c’est un instrument admiré par l'élite, les musiciens et les gens fortunés.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Canadian Heritage Information Network, Centre des recherches et études andalouses, Centre des musiques arabes et méditerranéennes Ennejma Ezzahra, Musée de la musique, Laboratoire de recherche des musiques du monde, Musée acadien de l'Université de Moncton, Canadian Museum of Civilization, Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Musée ethnographique Alexandre Sènou Adande, Musée national du Mali, St. Boniface Museum, Lycée de langues étrangères Alexandre Dumas, Museum of the Romanian Peasant

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