On ne remarque aucune différence en ce qui concerne le piano d’enseignement normal et celui de l’artiste professionnel sauf que le cadre du second est en verre, son clavier en ivoire et ses touches toujours en règle.

Qu’il soit de type classique ou électrique, le piano est très différent des autres instruments à cordes. Pour être un instrument à cordes frappées, le piano est nettement, de par ses origines déjà et par rapport au clavecin et aux instruments à cordes pincées, le plus récent d’entre tous. Du moins ne connaît-on pas d’instruments à cordes frappées qui soient antérieurs au moyen âge. Bartolomeo Cristofori, son inventeur, aurait vraisemblablement construit à Florence vers 1710 son premier Gravicimbalo « col piano e forte ». Ces instruments utilisent une mécanique les apparentant à l’actuel piano beaucoup plus qu’il ne les rapproche du clavicorde.

D’une façon générale, l’ère du piano ne commence que vers 1765-1770, à l’époque des premières sonates de Joseph Hayden. À partir de 1773, John Broadwood perfectionne considérablement la mécanique Cristofori-Silbermann et de 1796 à 1823 le Français Erard travaille la mécanique dite à échappement puis à double échappement sur le principe duquel sont construits les pianos modernes. Des perfectionnements de détails sont introduits au début du XIXe siècle avec l’invention du piano droit (en Angleterre en 1807), du cadre métallique (aux États-Unis en 1825) et du principe des cordes croisées (toujours aux États-Unis en 1832).

Le piano se compose essentiellement d’une table de résonance, ou table d’harmonie en épicéa, montée sur une charpente appelée barrage ; les cordes sont tendues sur un chevalet placé sur la table. Elles se trouvent fixées de part et d’autre du sommier d’attache et du sommier des chevilles. Les cordes triples, sauf pour la grave, exercent sur le cadre une tension de l’ordre de 20 tonnes environ. Chaque touche du clavier fait en tilleul recouvert d’ivoire ou en ébène pour les touches noires, commande simultanément un marteau et un étouffoir. Les deux pédales, la douce et la forte, sont employées chacune dans la nuance piano comme dans la nuance forte.

La position du pianiste doit être face aux touches du piano ; cependant le virtuose du piano ou de la guitare joue sans regarder le clavier de son instrument. Le piano est un instrument de soliste dans l’orchestre. Son usage est répandu à travers divers genres de musique au Maroc : les musiques classique et andalouse notamment ; on ne le trouve pas dans la musique populaire traditionnelle, moderne ou de variétés.


Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Canadian Heritage Information Network, Centre des recherches et études andalouses, Centre des musiques arabes et méditerranéennes Ennejma Ezzahra, Musée de la musique, Laboratoire de recherche des musiques du monde, Musée acadien de l'Université de Moncton, Canadian Museum of Civilization, Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Musée ethnographique Alexandre Sènou Adande, Musée national du Mali, St. Boniface Museum, Lycée de langues étrangères Alexandre Dumas, Museum of the Romanian Peasant

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons