À l’école de la rigueur de ces maîtres, il finit par s’imposer et trouver sa propre voie dans l’environnement occidental en utilisant la ficelle qui occupe désormais une place prépondérante dans ses créations. Dans sa monographie à juste titre consacrée à l’artiste, Christian Lattier « le sculpteur aux mains nues » (1993), le philosophe critique d’art ivoirien Yacouba Konaté trouve dans l’invention de l’art de la ficelle la redécouverte de la vibration comme dispositif de l’ontologie africaine. Il établit un lien entre les œuvres de Lattier et les ponts de lianes de l’ouest ivoirien, cet art énigmatique sans architecte. Dans les créations de l’artiste, les statues occupent une place privilégiée. À travers la série présentée ici, Christian Lattier reste fidèle à la ronde bosse.

Pour rendre hommage à sa soeur cadette décédée dans la fleur de l’âge, Christian Lattier sculpte ce personnage féminin au cou effilé, à la tête allongée et au corps élancé avec toute une simplicité des lignes, qu’il baptise Amélie du nom de sa chère regrettée.
Musée des Civilisations de Côte d'Ivoire
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