La ficelle apparaît pour l’artiste comme un nouveau matériau qu’il découvre en 1953. À cette découverte, il faut allier deux autres, le fil de fer et une patine rougeâtre à base sans doute de latérite. Avec l’ensemble de ces matériaux, Christian Lattier crée son monde caractérisé par une diversité de formes, de figures, avec une technique qu’il baptise expression sculpturale. Pour l’artiste, « la sculpture, c’est sculpter le bois, tailler la pierre. Et ça ce n’est ni tailler le bois, ni tailler la pierre. Donc il faut lui donner un nom. C’est l’expression sculpturale. C’est une expression qui se dégage de la sculpture pour arriver à faire cette sorte de représentation. Moi j’aime bien bouleverser le monde ».

Avec l’œuvre Le voleur du coq, dit Victoire de Samothrace, l’artiste soulève l’existence d’une forme de punition et de justice sociale antérieures au temps des prisons. Ce personnage de Lattier vêtu d’un grand boubou portant son trophée (un coq) et une chaîne de quatre médaillons avec des motifs antiques gréco-romains et égyptiens montre l’humiliation que subissent les indélicats dans la communauté traditionnelle africaine. Cette œuvre fait partie des interdits dans la société.
Musée des Civilisations de Côte d'Ivoire
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