C’est le luth pincé. Il est de la catégorie des cordophones.

À l’origine, il était de forme circulaire, en carapace de tortue, puis en bois. Mais les formes, les matériaux et sa technique ont changé depuis.

On le trouve actuellement pourvu de 5 à 6 cordes. Il peut avoir la forme d’une petite guitare espagnole, d’une mandoline ou d’un luth rectangulaire. Il arrive que les fabricants utilisent des matériaux de récupération, tel le bidon d’essence. Aujourd’hui, les cordes en sisal peuvent être également en fil de pêche ou en acier.

Comme la technique, le contexte de jeu change aussi : instrument populaire, surtout joué par les jeunes hommes, il accompagne des chants, généralement improvisés, dont les sujets sont des critiques de l’admnistration, d’un personnage choisi comme « cible » du moment, de la vie quotidienne.

Utilisé surtout dans la région du Moyen-Est de Madagascar, chez les Tanala et les Betsileo, le Kabosa se joue à travers tout Madagascar.

Mais ce que l’on pourrait appeler une consécration pour cet instrument profane est que l’on peut l’apercevoir sur les lieux de culte aux ancêtres, considerés comme fady ou sacrés par les Malagasy.


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