Expansion physique de Kingston au milieu du 19e siècle

En 1839, les rumeurs couraient que Kingston allait devenir la capitale des Provinces Unies du Canada. Les spéculateurs immobiliers, les subdiviseurs, les constructeurs répondirent rapidement à l’essor de la population, du jour au lendemain, de 4200 en 1839 jusqu’à plus de 6000 en 1842.

Les travaux continuèrent de même sur les fortifications, et en 1841, on construisit une batterie avancée à Fort Henry. En 1843, on construisit de nouvelles casernes dans Artillery Park en arrière de l’église St. Paul. Deux ans plus tard, on permit des contrats de construction des Tours Martello, soutenues par des travaux de terrassement et flanquées de défenses couvrant le front du lac, à Kingston, de l’Île Cedar à Murney’s Point. Des plans furent également dessinés pour une batterie sur le littoral à l’opposé de nouveaux bâtiments de la ville. La présence militaire, et la construction intense de bâtiments, injecta beaucoup d’argent dans l’économie locale d’alors.

Les terres autour de Kingston étaient subdivisées et s’étendaient plus loin qu’auparavant, mais le village demeurait largement à l’intérieur des vieilles limites du village, entre les rues Ouest et Nord, et les régions subdivisées précédentes de Charlesville, Picardville, et Williamsville. Avec une exception qui était la construction de grandes villas le long de la rive à l’ouest de Kingston.

La sélection de Kingston comme capitale stimula aussi la construction à Portsmouth. Avant 1830, le village dans cette région consistait en quelques fermes dispersées et une tannerie, abandonnée en 1828. La colonisation se développa autour du bras de rivière de Hatter’s Bay, due à la construction du Pénitencier de Kingston, qui commença en 1833. La présence de travailleurs de la construction attira les marchands qui fournissaient des marchandises sèches et d’autres provisions qui formèrent les fondations de la vie du village.

Le développement ultérieur de Hatter’s Bay, comme port, est venu comme résultat d’une expansion rapide des affaires d’expédition à Kingston, et le besoin de plus de droits de quai, surtout après l’incendie désastreux sur les quais de Kingston en 1840. Avec la reprise de la construction, les carrières à Portsmouth étaient affairées, de même que le port, car les matériaux de construction étaient déchargés sur les quais. Un autre fait dont bénéficia la croissance de Portsmouth et de ses environs fut la décision d’utiliser Alwington House comme résidence du Gouverneur Général. Il y eut une précipitation pour acheter de la propriété ce qui eut pour conséquence l’augmentation de la valeur immobilière.

En 1842, le Conseil Municipal montra de l’intérêt pour l’aire du Chantier de l’Ingénieur, et voulut prolonger les rues, de la Réserve Militaire à la Baie. Ceci était l’endroit borné de nos jours, par les rues Wellington, Barrack et Ontario.

La nouvelle propriété nouvellement subdivisée était localisée à l’ouest de la ville, à l’exception d’une petite subdivision sur la rue Montréal, au nord de la ville. Le Révérend George O’Kill Stuart subdivisa de beaucoup la Ferme lot 24, et les terres qu’il réclamait comme faisant partie de la Ferme lot 24 à la fin ouest de la Réserve Clergy, seront connues comme Stuartville. Dès 1840, le quartier entre les rues Johnson et Union, devint très peuplé, largement par des Irlandais Catholiques, dont la plupart étaient des réfugiés de la famine de la pomme de terre.

Architecture

Un courant très remarqué se produisant entre 1838 et 1860, fut l’exode des marchands, professionnels et de leurs familles du cœur originel de la ville vers de spacieuses maisons de campagne entourées de grandes propriétés, ou vers des maisons de ville. Quelques Kingstoniens avaient construit des maisons de campagne à l’ouest de la ville avant l’incorporation à la ville, mais ce courant gagna de la popularité dans les années quarante et cinquante. La sophistication architecturale fut apportée à Kingston par l’Architecte en Chef du Gouvernement, George Browne.
Tiré de Kingston Archaeological Master Plan Study: Stage I Report publié par la Cataraqui Archaeological Research Foundation.
Cataraqui Archaeological Research Foundation
Hannah Roth, Jocelyn Gagnon, Kingston Language Services

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