La résine du laquier (rhus vernicifera), arbre originaire du Japon, de la Chine et de la Corée, fournit la laque. L’application de la laque, habituellement colorée noir ou rouge, se fait en couches successives sur une base, le plus souvent du bois poli finement. On laisse sécher la laque entre chaque couche et on polit la pièce avant d’appliquer la couche suivante. La technique du laque est un travail de longue haleine qui peut s’échelonner sur des mois ou des années avant que l’objet soit prêt à être décoré. Le laque est inaltérable, c’est pourquoi les objets laqués gardent leur beauté et se conservent durant des siècles. Les «laques» européens, bien qu’ils ressemblent aux laques japonais, n’en sont qu’une imitation. En effet, ils ne sont pas fabriqués avec la résine du laquier, mais plutôt avec différents vernis et résines qui imitent les laques orientaux. Les Expositions universelles, comme celle de Vienne en 1873 ont permis de faire connaître à l’étranger les laques japonais. Quelques pièces furent exposées au public dès l’Exposition universelle de Londres en 1851.
Vancouver Museum, Art Gallery of Greater Victoria, Musée des beaux-arts de Montréal,

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