Les possessions les plus prisées d’une famille

Dans les familles, les objets en laque figuraient parmi les possessions les plus prisées. En règle générale, les classes supérieures possédaient plusieurs laques précieux, entre autres des coffrets pour la cérémonie de l’encens, comme celui présenté ici. Grâce à la paix et la prospérité relatives qui régnèrent durant la période Edo, la classe de consommateurs s’élargit et, par conséquent, le nombre de riches protecteurs des arts se multiplia. Pour les daïmyos, les samouraïs et les membres de la bourgeoisie, il était très important d’afficher leur rang et leur fortune, et ils achetaient des objets en laque régulièrement. En réalité, seuls les samouraïs de haut rang avaient le droit de posséder des laques d’or et d’argent, néanmoins, il était presque impossible pour le shogun de contrôler les biens des gens. De plus, les Japonais, peu importe leur rang, ne rataient pas de commander des laques magnifiques décorés somptueusement à chaque fois qu’ils pouvaient se le permettre. Même la classe des marchands, qui accumulaient une grande fortune malgré leur rang inférieur, rêvaient de posséder des objets en laque parmi leurs biens les plus précieux.
La cérémonie de l’encens, à l’instar de la cérémonie du thé, comprenait des objets magnifiques, comme ce coffret, qui étaient appréciés pour leur beauté et leur fonction. Cette boîte conservait les essences qui étaient brûlées au cours de la cérémonie, durant laquelle les participants devaient deviner quelle essence on faisait brûler et connaître les références littéraires ou historiques auxquelles elles renvoyaient.
Vancouver Museum, Art Gallery of Greater Victoria, Musée des beaux-arts de Montréal,

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