Lawren Stewart Harris, Matin, lac Supérieur

Après avoir peint des scènes urbaines au début de sa carrière, Harris trouvera dans le paysage du nord du Lac Supérieur, le plus vaste des Grands Lacs, le paysage mystique qu’il cherchait depuis longtemps. Le véritable sujet du tableau est la totalité du ciel au-dessus du lac et l’implacable lumière venue d’en haut comme une révélation. De ce point de vue, les îles ou les rochers n’ont pas plus de substance que les énormes nuages. Harris affirmait que l’air vivifiant venu du Nord était comme le souffle de l’Esprit sur l’Amérique entière. On sait qu’il avait adhéré à la théosophie et qu’il tentait, à travers son œuvre, de faire le lien entre le quotidien et le monde mystique. Après 1921, Harris n’a plus daté ses œuvres, estimant que ses toiles devaient transcender le temps.
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Musée des beaux-arts de Montréal
vers 1921
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