Né à Marioupol, en 1842. Mort à Saint-Pétersbourg, en 1910. Kouïndji, qui était le fils d’un cordonnier grec, se mit à étudier la peinture dans l’atelier d’I.K. Aïvazovski à Feodossia. Il travailla comme retoucheur de photos à Marioupol, Odessa et Saint-Pétersbourg. Il ne reçut pas de formation artistique classique, ce qui contribua à bien des égards à l’originalité de sa perception artistique. Selon certaines sources, il assista à des conférences données à l’Académie des beaux-arts pendant un temps, puis en 1870, il réussit un examen qui lui conféra le titre d’artiste libre. Il fut membre de l’Association des expositions d’art itinérantes à partir de 1875. Il quitta cette association en 1880, mais participa régulièrement à ses expositions jusqu’en 1900. Kouïndji connaissait de nombreux savants russes de son époque, en particulier D.I. Mendeleïev, à qui l’on doit une classification périodique des éléments chimiques. Dans les années 1890, il s’intéressa au problème de l’incidence de la lumière sur les propriétés des couleurs. Cet artiste, qui vivait à Saint-Pétersbourg, voyageait souvent à travers la Russie (en Ukraine, dans le Caucase, en Crimée) et en Europe (en France, Angleterre, Suisse, Allemagne et Autriche). À partir de 1886, il passa l’été dans sa résidence privée de Crimée. Il enseigna à l’Académie des beaux-arts, mais continua son travail avec ses élèves, notamment avec N.K. Rœrich, A.A. Borissov et K.F. Bogaïevski après avoir quitté cet établissement. Ces derniers organisèrent avec son appui la Société des artistes en 1909, qui devint par la suite la Société Kouïndji.

Œuvres
La Boulaie - 1879, huile sur toile. Galerie nationale Tretiakov (Moscou)
Le Nord - 1879, huile sur toile. Galerie nationale Tretiakov (Moscou)
Réseau canadien d'information sur le patrimoine

© 2003, RCIP. Tous droits réservés.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons