Renseignements sur Michael Whelan réunis par W. D. Hamilton dans Michael Whelan: Folk Poet of Renous River, Collection de poèmes sélectionnés et publiés par Michael O. Nowlan, New Ireland Press, 1990.

Dans une lettre de Lord Beaverbrook à Whelan (n.d.) : 

« Je me souviens très bien de vos poèmes publiés dans l’Union Advocate [Newcastle-Miramichi] quand j’étais jeune, et j’admirais beaucoup votre travail. »  (p. 132)

Dans une lettre de l’Hon. R.B. Bennett, seul premier ministre originaire du Nouveau Brunswick (n.d.) : 

« J’ai lu vos poèmes et vos articles dans le Chatham World [Chatham-Miramichi], toujours avec plaisir. »  (p. 141) 

« Il marchait et faisait de l’autostop partout où il allait, se rappelle une femme. Il n’y avait pas beaucoup d’autos en ce temps-là, dit-elle, donc, il prenait les moyens du bord, y compris une voiture à cheval. » Selon le père Robert Grattan, Michael a parcouru « la vallée de la Miramichi de long en large » ses « pattes de lapin » enfoncées dans des « caoutchoucs ordinaires » attachés avec de la « ficelle ordinaire ». « Pour ceux qui le connaissaient personnellement, écrit-il, il était le poète aux bottes en caoutchouc qui vendait des copies de ses divers poèmes à quiconque pouvait lui donner dix sous. »

La plupart des descriptions physiques de Michael mettent l’accent sur sa grandeur. Dorothea Cox, d’après les témoignages qu’elle a recueillis auprès de plusieurs personnes qui se souvenaient de lui, le décrit comme « un homme grand et maigre portant une vieille casquette et des pantalons trop courts de plusieurs pouces – dont la longueur avait été mesurée sur un banc de neige, comme disaient les gens. » Joseph Kehoe, qui l’a une fois conduit en taxi de Grainfield à Blackville avec son cheval et sa calèche, a dit que « Mick mesurait environ six pieds sept pouces et était bel homme ». Un autre homme a dit que Michael « mesurait trois manches de hache de hauteur et était aussi ‘prime’ qu’un piège à ressort. »

Plus tard dans sa vie, Michael a vécu dans la région de Newcastle-Chatham, séparé de sa famille et de son milieu communautaire. De toute évidence, du moins dans sa vieillesse, Michael avait peu d’amis véritables ou d’êtres chers, sinon aucun, parmi ses nombreuses connaissances dans la région de Miramichi, et quand il est devenu incapable de subvenir à ses besoins, il a dû entrer à l’hospice (ou asile pour les pauvres) à Chatham où il est décédé le 10 mai 1937. Le North Shore Leader [Newcastle-Miramichi] du 21 mai publiait la notice nécrologique suivante [traduction] :

"Michael Whalen (sic), poète bien connu de la région de Miramichi, s’est éteint à Chatham le lundi 10 mai à l’âge avancé de soixante-dix-neuf ans. Le défunt, né à Renous River, était le fils de William et Mary (Carey) Whalen, originaires d’Irlande. Il était le dernier membre de sa famille. Il était connu dans toute la région de Miramichi pour sa poésie faisant l’éloge des beautés de la rivière Miramichi et du district de Renous. La vie a été un dur combat pour M. Whalen, car les aspirations poétiques ne produisent pas beaucoup d’argent liquide, et il a sans doute connu bien des jours difficiles, mais il était toujours de bonne humeur et reconnaissant envers ceux qui lui étaient gentils. Il était très cultivé et avait un brin de bel esprit irlandais, et sa capacité de soutenir une conversation était grande. Les funérailles ont eu lieu à la cathédrale St. Michael où une messe de requiem a été célébrée par le révérend Pichette. Il a été enterré au cimetière St. Michael."

L’auteur de l’article nécrologique a évité de mentionner le fait que le défunt était mort à l’asile des pauvres et que sa dépouille avait été mise dans une fosse commune.  (p. 141 et 142)

Cela se voit dans ses écrits que Michael a vécu un fort sentiment de perte à la mort de ses parents et au départ de nombreux autres membres de sa famille [aux États-Unis], mais il appert qu'une grande part du chagrin et de la tristesse exprimés dans les premiers ouvrages de Michael a été causée par la mort de Margaret Singleton, avec qui, selon les ouï-dire, il avait été en amour. Cet évènement aurait soi-disant fixé la destinée de Michael sur la voie du célibat, à laquelle il n’a pas dérogé de sa vie, et marqué aussi le début de son affection bien connue pour la bouteille. « Michael n’avait jamais bu avant ça, déclare un informateur, et il n’a jamais arrêté après. » Le père Grattan déclarait, avec une touche d’humour irlandais, que Michael était devenu dépendant d’ « A drop of the Creature [which he] often ingested as medicine to warm the blood of the weary traveller. » [une goutte de la créature [qu'il a] souvent ingurgitée comme médicament pour réchauffer le sang du voyageur fatigué.] Dans ses écrits, Michael ne révèle rien de son habitude de boire de l’alcool ni de son histoire d’amour tragique dont on dit quelle aurait changé le cours de sa vie. (p. 132)

Durant toute sa vie, Michael a été un poète folklorique apprécié, et cinquante ans après sa mort, il reste un héros, autant dans la tradition folklorique de la région de Miramichi que dans la tradition catholique irlandaise de la province. (p. 143)

Même si on ne connaît pas l’emplacement exact où Michael Whelan est enterré dans le cimetière St. Michael, à Chatham [maintenant fusionnée à la ville de Miramichi], un groupe de citoyens concernés a réuni des fonds pour une pierre tombale « en témoignage de respect et d’appréciation de ce vrai poète de Renous et de l’ensemble de la région de Miramichi. » En 1981, une pierre commémorative a été érigée dans le cimetière St. Michael en l’honneur de Michael Whelan.






W.D. Hamilton
vers 1900
CANADA Nord du Nouveau-Brunswick, Nouveau-Brunswick, Nord du Nouveau-Brunswick, CANADA
© 1987, W.D. Hamilton, Mi'kmaq-Maliseet Institute, UNB. Tous droits réservés.

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