Avec l’œuvre Méthode et dispositif pour trouver l’amour, Catherine Richards s’intéresse à la brevetabilité des inventions. En fait, elle remet en question la réglementation qui régit ce système de propriété intellectuelle et qui exclut certaines catégories d’invention et de création comme les théories scientifiques, les œuvres d’art ou encore les méthodes thérapeutiques. Utilisant la codification et le vocabulaire du brevet comme matière artistique, l’artiste formule, avec l’aide de l’ingénieur Martin Snelgrove, une méthode pour découvrir l’amour. Un dispositif d’une grande complexité émerge des procédures qu’elle développe sur pas moins d’une trentaine de pages, illustrant comment les émotions sont devenues un langage complexe à saisir et proposant une interprétation scientifique pour y remédier. L’aridité du brevet montre combien notre époque voit surgir des individus à la vie affective hors de contrôle, branchés à toutes sortes de réseaux et d’appareils qui ne facilitent pas nécessairement l’établissement de relations.

L’œuvre faisait partie de l’exposition Tissus excitables tenue à la Galerie d’art d’Ottawa en 2000. Pour faire l’expérience du brevet, les visiteurs étaient invités à signer un accord de confidentialité avant d’être autorisés à voir l’installation.
Galerie de L'UQAM

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons