La chanson Peter Emberley a été composée par John Calhoun et interprétée par Wilmot Macdonald.

John Calhoun
Wilmot Macdonald
vers 1959
Nouveau-Brunswick, CANADA
© 1962, Folkways Records & Service. Tous droits réservés.


Transcription

PETER EMBERLEY

1. Mon nom est Peter Emberley comme vous le savez,
Je viens des rives de l’Île-du-Prince-Édouard, près de l’océan,
En mille huit cent quatre-vingts sous la splendeur des fleurs
J’ai quitté mon pays natal pour aller gagner ma vie.

2. Je suis arrivé au Nouveau-Brunswick, un pays à défricher,
J’ai été engagé pour travailler dans le bois, c’était ma destinée,
J’ai été engagé pour travailler dans le bois pour abattre des épinettes,
Je chargeais deux traîneaux lorsque je reçus une blessure mortelle.

3. Désormais, il y a des vagues aussi hautes que les montagnes,
Il y a des balles qui sifflent sur les champs de bataille,
Il y a la mort silencieuse qui se glisse dans les chantiers
Et c’est pour moi que le glas de la mort a sonné.

4. Je fais mes adieux à l’Île-du-Prince-Édouard, mon jardin maritime,
Plus jamais je n’emprunterai ses rives fleuries pour humer la brise de l’été,
Plus jamais je ne verrai ces navires galants qui passent
Pavillon flottant au vent bien haut sur la voile.

5. Je fais mes adieux à mon père, c’est lui qui m’a mené ici.
J’estime qu’il a été très cruel, qu’il m’a traité trop sévèrement.
Il ne faut pas envoyer un garçon travailler, ni le garder à ne rien faire
Trop souvent cela l’amènera à quitter bien trop jeune son foyer.

6. Je fais mes adieux à ma meilleure amie, ma chère mère,
Elle a élevé un garçon qui est tombé aussitôt séparé d’elle.
Loin d’elle la pensée, alors qu’elle me berçait
Des contrées que je visiterais ou de la mort que serait la mienne.

7. Je fais mes adieux à ma jeune amie, ma fidèle amie de l’Île,
Je lui souhaite longue vie sur cette île où j’ai vu le jour,
Mais le temps s’écoulera aussi vite qu’avant que je ne m’éteigne,
C’est que l’homme est mortel, un pantin d’argile.

8. Désormais, il y a un monde par-delà de la tombe dont je m’approche,
Car l’homme n’est pas que mortel… la mort peut toujours venir,
Le brouillard de la mort m’enveloppe… je n’existe plus ici-bas,
Mon esprit prend son dernier envol, je dois à jamais quitter ce monde.

9. Mais j’espère que mon Père du ciel bénira ma sépulture,
C’est près de la ville de Boiestown que mes os poudroyants reposent,
Et que j’attends l’appel de mon Sauveur, le jour du jugement dernier.

- Helen Creighton, Folksongs from Southern New Brunswick, p. 231et 232.




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