Comment mesurez-vous la puissance des ingrédients actifs des plantes que vous cultivez dans votre jardin?

Je le sens en moi. Je sais que c’est la plante que je veux, je lui demande de me donner ce que je veux d’elle, et elle me donne ce qu’elle a. Je pars du principe que la plante et la personne qui l’utilisera trouveront le moyen d’établir un rapport et que la personne trouvera dans la plante ce dont elle a besoin. 

Cette approche a des aspects très pragmatiques. La plante que je récolte dans mon jardin a beaucoup plus de vitalité que n’importe quelle plante transformée en comprimé, par un procédé thermique, qui contient d’autres plantes réduites en poudre qui ont fait le tour du monde avant d’aboutir au Canada.

De plus, le fait que je suis une herboriste, que je connais les plantes et que je communique avec elles se fait sentir dans la relation qu’une personne aura avec la plante qu’elle prendra. Je pense que c’est une bien meilleure approche que de se concentrer sur les molécules qui viennent des plantes. Le choix de la plante à cueillir, le moment où je la récolte et la manière dont je la transforme : c’est le processus très pragmatique qui me permet d’en tirer ce que je veux.

Les doses que je prescris peuvent varier énormément d’une personne à l’autre, ce qui est un autre aspect pragmatique de mon travail. Je commence toujours par de très légères doses, ce qui suffit pour certaines personnes; elles le sentent. D’autres prennent jusqu’à cinq gouttes six fois par jour parce que c’est ce dont elles ont besoin. Je n’interviens pas dans l’interaction entre la personne et la plante, je suis une
« marieuse » .

Tout cela est possible parce que nous travaillons avec des plantes et des personnes qui sont vivantes. Ce n’est jamais possible avec quelque chose qui est totalement inerte.
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