Juste au nord de l’étoile qui apparaît à la conclusion de l’animation précédente, les Mi’kmaq ont fondé un village important. Ils ont déjà trouvé des moyens de transporter des personnes et leurs biens, été comme hiver… sans besoin d’une manufacture.

L’été, ils se déplacent grâce au fameux canoë conçu pour naviguer le long des cours d’eau bien avant la construction de routes. Nous utilisons encore cette invention autochtone, quand nous voulons nous éloigner des routes et des chemins de fer. L’hiver, ils se déplacent au moyen d’un simple traîneau que l’on appelle encore aujourd’hui toboggan. Différentes versions de ce moyen de transport sont encore utilisées aujourd’hui.1 Dans les deux cas nous avons continué d’utiliser les noms donnés par les Amérindiens.

Les images suivantes tentent de faire honneur à cet héritage et de faire la lumière sur la curieuse affaire du pung.

L’histoire de Diane Mitchell

Lorsque nous avons contacté Diane Mitchell pour obtenir la permission d’utiliser l’enregistrement de tepaqan (voir ci-dessous) tiré du Dictionnaire sonore Mi’gmaq-Mi’kmaq (http://www.mikmaqonline.org), elle nous a raconté l’histoire suivante concernant le pung :
« Ma mère avait l’habitude d’appeler un traîneau tiré par un cheval un pangeji’j; le suffixe « -ji’j » dans un mot mi’gmaq indique un diminutif, donc un petit traîneau tiré par un cheval. Ma mère s’appelle Mali Mise’l (Mary Mitchell en anglais) et elle vient de Listuguj. Elle est née en 1910 et, quand elle était jeune, les voitures tirées par des chevaux étaient la norme. Je me suis toujours demandée s’il s’agissait d’un mot anglais auquel on avait ajouté un suffixe mi’gmaw ou s’il s’agissait d’un vieux mot mi’gmaq ».

Dans une étude assez ancienne2... pung est décrit comme « un ancien terme de Nouvelle-Angleterre (et des provinces maritimes) qui décrit une sorte de traîneau plutôt rudimentaire, une boîte oblongue faite de planches placées sur des patins, utilisée pour transporter des marchandises sur la neige à l’aide de chevaux… une abréviation d’un terme plus ancien, fort probablement une corruption de toboggan ».
1 Whitehead, Ruth Holmes and Harold McGee. The Micmac: How Their Ancestors Lived Five Hundred Years Ago. Halifax: Nimbus Publishing, 1983. 38-40.

2 Chamberlain, Alexander F., "Algonkian Words in American English: A Study in the Contact of the White Man and the Indian." The Journal of American Folklore, Vol.15, No.59 (1902): 240-267.

Paul Bogaard
Adèle Hempel, Matt Holmes, Michael Doan, Johanne Gnassi
18-19e siècle
© 2007, Tantramar Heritage Trust. Tous droits réservés.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons