Nom de l’espèce : le parasite Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax

Nom de la maladie : malaria, paludisme

Historique de la maladie

Passé : la malaria est la maladie infectieuse qui a eu le plus d’impact sur les humains, contribuant notamment à la chute des empires grec et romain. D'anciens écrits chinois et hindous font mention de cette maladie, décrivant les symptômes de fièvre et de frissons qui sont typiques de la malaria. Plusieurs chercheurs, dont Hippocrate à la fin du Ve siècle avant J.-C. jusqu’à Ronald Ross en 1902, ont étudié la malaria pour finalement démontrer que cette maladie était transmise par des moustiques. Cela expliquait que les gens exposés à des environnements marécageux étaient souvent atteints par cette maladie. En 1955, l’Organisation mondiale de la santé entama un programme d’éradication de la malaria, mais sans succès : les moustiques et les parasites devinrent de plus en plus résistants les uns aux insecticides, les autres aux médicaments.

Présent : La malaria n’a jamais existé ou elle a été éradiquée dans la plupart des zones tempérées et dans plusieurs régions subtropicales. Elle demeure toutefois l’une des maladies les plus importantes dans presque tous les pays tropicaux. Plus de 100 millions d’individus sont infectés annuellement dans le monde et près d’un million en meurt.

Mode d’action du micro-organisme : la piqûre d’un moustique porteur de Plasmodium permet au parasite de pénétrer dans la circulation sanguine. Il se rend d’abord jusqu’au foie pour se reproduire puis envahit les cellules sanguines porteuses d’oxygène. Lorsque le parasite est dans le sang, il peut être repris par un autre moustique qui, en piquant de nouveaux individus, répand la maladie.

Symptômes de la maladie : fièvre, toux, frissons, sueur, diarrhée, maux de tête. De plus, la maladie peut évoluer vers des problèmes rénaux, pulmonaires et cérébraux, voire le coma et la mort.

Période d’incubation : sept à quatorze jours

Période de transmissibilité : chez les moustiques, la malaria demeure transmissible toute leur vie. Chez l’humain, le parasite peut être transmis aux moustiques durant environ un an.

Réservoir : les humains et les moustiques

Propagation : la transmission s’effectue par la piqûre du moustique du genre Anopheles. La piqûre permet à l’insecte d’ingérer du sang contaminé. Lorsque le moustique piquera un autre humain, il libérera le parasite dans le sang de l’individu.

Découvreur de l’espèce : Laveran en 1880

Traitement de la maladie : la chloroquine si le diagnostic est rapide.

Distribution de l’espèce : les forêts de l’Amérique du Sud, le sud-est de l’Asie et dans le sud du Sahara, en Afrique

Prévention : élimination des sites de reproduction des moustiques anophèles à proximité des populations humaines. Chloroquine ou mefloquine en prévention. Il est aussi conseillé d’utiliser des insecticides, des moustiquaires autour du lit, de fermer les fenêtres au crépuscule et durant la nuit.

Vaccin : non disponible

Autres : il existe certaines populations de l’Ouest africain qui sont résistantes à la malaria. L’hémoglobine de ces individus possède une mutation qui rend impossible la reproduction du parasite causant la malaria. Malheureusement, cette même mutation est responsable d’une maladie appelée anémie falciforme qui se traduit par une fatigue chronique. Pas joyeux comme choix !


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