La transmission du savoir et de l’habileté

« Au cours du processus de fabrication des bottes en peau, les aînés transmettent la tradition orale aux jeunes couturières qui s’intéressent aux rituels traditionnels et aux systèmes d’échanges entre nos cultures. La première paire de bottes en peau cousue par une fillette symbolise son attachement au mode de vie traditionnel, ainsi que l’importance de la transmission des cultures inuite et inuvialuite. »
Propos d’Ulayok Kaviok (aînée originaire d’Arviat), traduits de l’inuktitut, 1985-87

La fabrication des kamiks - des outils pour des mains de femme

Les femmes inuites se doivent, afin de confectionner la tenue des membres de leur famille, de préparer les peaux étape par étape, réalisant à la main les vêtements et les bottes en peau. Le plus indispensable de leurs outils est l’ulu – souvent fabriqué selon les dimensions de la main de son utilisatrice. Des ulus de formes et de tailles variées répondent à diverses opérations de découpe et de grattage. D’autres outils servent à gratter, à assouplir et à travailler les peaux. Les Inuits fabriquent et utilisent encore ces outils à l’heure actuelle. Toutefois, il leur arrive désormais de les acheter ou d’utiliser des matériaux modernes plutôt que naturels.

« J’utilise un certain type de grattoir pour assouplir les peaux de caribou, et un autre pour les peaux de phoque. Lorsque j’étais petite, je pratiquais le maniement du grattoir et d’autres outils sur des peaux. »
Quqshuun, Gjoa Haven 1986

« Il est nécessaire d’utiliser un ulu bien aiguisé qui permettra de débarrasser les peaux de phoque de leur graisse et de leurs poils. Un ulu dont l’utilisatrice précédente n’aura pas bien pris soin exigera beaucoup de patience afin d’être à nouveau aiguisé. »
Katherine Kopak, Arviat, 1986

« Les grattoirs droits sont utilisés afin d’extraire l’excédent d’eau et de graisse recouvrant la fourrure de phoque après le lavage de la peau. »
Elisapee Alooloo, baie de l’Arctique, 1984

« J’emporte avec moi cette planche à gratter lorsque je vais camper en été; je peux ainsi raser facilement les peaux de phoque. Il faut faire attention de bien garder la planche propre et à plat, afin de ne pas transpercer la peau par accident. »
Lydia Akumaliq, baie de l’Arctique, 1984
Musée Bata de la chaussure

© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons