Marlene Stewart Streit se rappelle sa première expérience sur un parcours de golf, en Ontario, à l’âge de 12 ans. Elle attribue son succès à sa très grande détermination, son jeu régulier et son aversion pour la défaite. En privilégiant le statut d’amateur, plutôt que celui de professionnelle, Marlene fait le point sur sa réussite et ne manque pas de mentionner qu’elle a été intronisée au Temple de la renommée mondial du golf et choisie Athlète féminine de l’année.

Créateur: Bruce Weir

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Transcription

J’ai commencé à m’intéresser au golf lorsque ma voisine, Anne Sharp, une excellente joueuse de niveau provincial et canadien, m’a demandé si je voulais l’accompagner au club de golf. J’avais 12 ans et, bien sûr, j’étais très excitée à l’idée. J’ai agi comme ramasseuse de balles; elle frappait des balles de pratique et je courais les chercher avec un sac. Et à partir de ce moment-là – c’était au Lookout Point Golf and Country Club de Font Hill – Gordon McInnis, le professionnel du club, a bien vu que j’étais intéressée; je suis devenue caddie, puis tout s’est mis en branle. Gordon McInnis est le seul professeur que j’ai eu, et de nos jours, on dirait qu’il a été mon entraîneur. Il m’a vraiment tout appris, quoi manger, comment me comporter et comment jouer sur un terrain de golf.

J’étais une petite fille très déterminée, et je crois bien que la constance a été la clé de mon succès sur le terrain de golf. Mon coup de départ n’était pas très puissant, mais je ne m’éloignais jamais beaucoup de ma trajectoire, et mes coups d’approche et mes coups roulés étaient relativement bons. Et ce qui est sans doute le plus important, c’est que je voulais gagner à tout prix et que j’étais vraiment une très mauvaise perdante.

À cette époque, la LPGA en était à ses débuts, ayant commencé en 1950, et il n’y avait pas beaucoup d’argent à faire. Je n’avais pas vraiment envie de vivre dans mes valises et pour être franche, je crois que c’est la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie. J’ai vraiment beaucoup apprécié toutes les occasions que j’ai eues de représenter le Canada au sein d’équipes internationales et je crois sincèrement qu’il s’agit là de l’un des faits saillants de ma carrière, soit de représenter mon pays.

J’ai remporté 30 championnats nationaux et internationaux. En réalité, j’ai remporté au moins un championnat national ou international au cours de chaque décennie entre 1951 et 2003, sur trois continents différents. J’ai eu beaucoup de chance, surtout d’avoir l’occasion de pouvoir poursuivre ma carrière amateur. Je suis très reconnaissante envers l’Association canadienne des golfeuses qui m’a donné la chance de parcourir le monde, car il y a fort à parier que je n’aurais pu le faire autrement.

Le moment culminant de ma carrière est certainement lorsque j’ai été choisie pour être intronisée au Temple international de la renommée du golf. Je ne crois pas qu’il puisse y avoir plus grand honneur, que vous soyez joueur amateur ou professionnel; j’étais la première Canadienne à être intronisée, même si, comme vous le savez, il y a de très bons joueurs et joueuses de golf au Canada. J’étais donc très, très honorée, et je crois aussi que ce fut un honneur pour toute la communauté du golf au Canada que d’être intronisée en 2004, au Temple international de la renommée du golf, à Saint Augustine.

Je crois que lorsque j’ai remporté ce trophée, il était connu sous le nom de prix de l’Athlète féminine de l’année Presse canadienne. En 1978, ce prix est devenu le trophée Bobbie Rosenfeld. J’ai eu la chance de rencontrer Bobbie Rosenfeld en 1952, lors du banquet de l’Association des journalistes et commentateurs sportifs de l’Ontario. Elle venait de remporter, en 1950, le titre d’Athlète féminine de la première moitié du siècle. Ce fut un moment inoubliable.


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