« La corne de brume » de Louis Caron, 1982

« Des brassées de perches, trois fois hautes comme un homme, étaient appuyées contre les arbres. Une épaisse fumée montait des fumoirs. Des chaloupes renversées montraient leur goudron de leur fond et, au bout des quais, des enfants tranchaient d’un geste vif la tête des barbottes qui leur grouillaient dans la main. »

« Il en avait remonté le cours tortueux jusqu’à Notre-Dame-de-Pierreville. Il y était arrivé au sommet de l’après-midi. Le village, vingt maisons, des fumoirs, des séchoirs et des hangars, était accroché aux berges glaiseuses du chenal. La petite route qui y menait n’avait pas tellement d’importance. Les quais étaient les trottoirs de ce village, les barques des pêcheurs, les voitures de ce pays-là. »
Louis Caron
1982
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