L’histoire des maisonnettes que l’on retrouve au pied des sapins de Noël reste difficile à cerner. Certains croient cependant que leur apparition s’est faite au même moment que l’arrivée des premiers santons, vers la fin du XVIIIe siècle.

On sait par ailleurs que les Moraves, d’origine germanique, qui émigrèrent aux États-Unis et fondèrent la ville de Bethléem (en Pennsylvanie) en 1741, conservèrent leur coutume de décorer la crèche de Noël. Appelée putz (de l’allemand putzen : décorer), cette tradition consiste à ajouter plusieurs éléments de décor à la crèche : des douzaines et parfois des centaines de personnages, des maisons, des cascades d’eau, des ponts, des palissades, des fontaines et même des jardins, créant ainsi des paysages imaginaires.

Au Canada, dès le début du XXe siècle, on retrouvait dans le commerce de petits bâtiments produits en série. Vers 1920, l’Allemagne en exportait déjà de grandes quantités en Amérique et, à partir de 1930, le Japon faisait de même.

Élément complémentaire et indispensable, les tapis couvrant le pied du sapin apparurent sur le marché vers 1913. Conçus au départ pour protéger les planchers de la cire coulant des chandelles, les premiers tapis manufacturés arboraient un père Noël conduisant un traîneau tiré par huit rennes. Dans un pays nordique comme le Canada, la ouate s’avérait très utile pour simuler les grandes étendues de neige. Vers 1930, les papiers crêpés à motifs de pierres ou de briques vinrent remplacer ces tapis artisanaux.


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