Document no 67
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J’ai lu ce rapport avec intérêt et commisération

Puisque les Indiens n’ont pas d’argent, l’Église ou la province devrait défendre leurs droits de
possession
et de jouissance de leurs propres terres.

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Les Commissionnaires nommés par Son Excellence le lieutenant-gouverneur pour superviser les affaires des Indiens dans le comté de Gloucester tiennent à faire rapport que dans l’exercice de leurs fonctions à cet égard, ils ont constaté les circonstances déplorables dans lesquelles vivent les Indiens, ayant un grand nombre d’invalides et de personnes âgées parmi eux, à la fois des hommes et des femmes, et dont le soutien repose sur la charité et sur l’aide encore plus incertaine des membres plus jeunes de la famille. Les Indiens n’ont pas l’habitude de cultiver les terres qui leur sont réservées, car ils réservent surtout leurs efforts à la chasse et à la pêche. Ces activités, avec le développement plus avancé des terres, ne sont plus aussi profitables qu’elles l’étaient et réussissent maintenant à peine à subvenir aux besoins des membres plus jeunes et plus actifs des tribus qui pratiquent directement la chasse et la pêche. Les terres réservées aux Indiens dans ce comté sont pour la plupart non améliorées et peu avantageuses pour les Indiens. Cela découle principalement de leur aversion naturelle pour les activités agricoles, mais aussi des problèmes causés par les intrus et les empiètements sur ces terres pour lesquels les Indiens n’ont pas de solution. Sur une réserve située à environ six milles de l’embouchure de la rivière Big [Nepisighet], une certaine quantité de bois (entre un et deux cent tonnes) a été coupée environ trois ans passés par des personnes liées au secteur de l’exploitation forestière. Une partie de ce bois a été saisie par le sous-commissaire des terres de la Couronne et seulement libérée quand un droit supplémentaire a été payé au Bureau d’enregistrement des terres. Aucune partie du bois n’a jamais servi à l’avantage des Indiens. Les commissionnaires sont d’avis que de telles mesures visent à prévenir les Indiens de se créer des emplois dans l’industrie.

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Dans le district supérieur de ce comté, les Indiens n’ont pas de terres bonnes pour la culture. __ La réserve à Eel River de 200 acres est un terrain marécageux, ou une plaine de caribou, l’embouchure de la rivière est un banc de sable et d’après une lettre d’occupation, elle appartient encore à un des vieux chefs de la tribu qui habite là (dont une copie est annexée). Les commissaires sont d’avis qu’il ne s’agit pas originalement des terres qui leur ont été attribuées. L’octroi d’une partie du Marsh Meadow mentionné dans ce certificat a été obtenu de façon inappropriée par Joseph Bert et Hilary Michaud.
Les commissionnaires proposent que s’il était possible d’obtenir des provisions et des vêtements et de les distribuer de façon judicieuse avant la fin de la saison, cela serait très avantageux et répondrait aux besoins immédiats de nombreuses personnes et familles dans la misère.

Rapport respectueusement soumis par
Thom. Deblois et A. Barberie, commissaires
aux Indiens, comté de Gloucester

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Je tiens à savoir le montant reçu par le commissaire aux terres de la Couronne et l’utilisation fait de cet argent.

Est-ce qu’ils ont reçu toute portion de l’octroi pour la présente année? [...]
14 oct. 1838 £ 20 a été payé en 18[3]6 sous la forme de 80 tonnes de bois à 5 par tonne

Le seul document produit est un de £50 pour le comté de York.
W.H. Odell
Montant total de £200_


Archives & Special Collections, Harriet Irving Library, University of New
vers 1838
CANADA Nord du Nouveau-Brunswick, Nouveau-Brunswick, Nord du Nouveau-Brunswick, CANADA
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