« Dieu nous aime tels que nous serons, non tels que nous sommes [aujourd’hui]. »

Augustin, évêque d’Hippone, Sur la Trinité

Bien que dans ses réflexions d’ordre psychologique, saint Augustin ait souvent fait état de l’égoïsme et de la corruption de l’esprit humain après la Chute, il n’était pas insensible à la gloire et à la sacralité de l’existence humaine. Le péché originel avait profondément marqué l’intégrité de la nature humaine et avait obscurci le fait qu’elle avait été créée à l’image de Dieu, mais n’avait pas entièrement corrompu cette réalité. L’esprit humain était encore imprégné de « traces de la divinité », de structures mentales reflétant la nature tripartite de la Trinité. Même si le miroir avait été obscurci, l’humanité était encore à l’image de son créateur divin. Dans le Christ, le pont entre la vraie image et la vraie réflexion avait été solidement établi. La nature sans péché de la divinité était entrée en communion avec la fragilité humaine. En tant que lien entre Dieu et la création, Jésus était le modèle de ce que la nature humaine avait été autrefois - et ce que nous devrions nous efforcer de devenir à nouveau.
Réseau canadien d'information sur le patrimoine, The Provincial Museum of Alberta,

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