Jésus, l'Image de Dieu selon Jean Damascène

« [Puisque] ce qui n’a ni quantité, ni mesure, ni taille par l’éminence de sa nature,… par cette réduction assume la quantité, la mesure et les caractères du corps, dessine alors ton panneau et propose à la contemplation celui qui a accepté d’être vu… »

Jean Damascène, Contre ceux qui rejettent les saintes icônes, I.

Pour les iconoclastes du VIII<sup>e</sup> siècle, aucun penseur n’était plus dangereux que saint Jean Damascène (v. 675-v. 749). Ardent défenseur des images, il a été qualifié de « perfide adorateur d’images » et de « détracteur de Jésus-Christ. » Dès lors que le divin s’est incarné, que l’éternel s’est particularisé en Jésus, il est devenu un sujet digne d’être représenté par une icône. Dieu n’était plus exclusivement un être divin, inaccessible à la sensibilité humaine. En Jésus de Nazareth, Dieu avait foulé la terre comme un homme, avait été violenté et rejeté comme homme, avait souffert et était mort en homme. Non seulement était-il approprié de représenter Jésus dans son humanité, mais cela constituait même un devoir sacré, parce que c’est uniquement par l’humanité du Christ, et aussi par sa Passion, sa Mort et sa Résurrection que le sens de sa divinité s’éclaircit.
Réseau canadien d'information sur le patrimoine, The Provincial Museum of Alberta

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