« … ainsi dans une nuée de fleurs qui montaient des mains angéliques et retombaient et dedans et dehors, une dame m'apparut, ceinte d'olivier sur son voile blanc, en vert manteau et robe de couleur de flamme vive. »

Dante Alighieri, La Divine comédie, Le Purgatoire, Chant XXX, 28-33

Nulle part ailleurs peut-être le rapport entre le Christ et la croyance de la Renaissance en un renouveau n'apparaît avec plus d'évidence que dans les éloquentes évocations de Béatrice, la joie de l'âme et la Muse de la poésie de Dante Alighieri (1265-1321). Dans Vita Nuova et dans La Divine comédie, Dante développe cette vision béatifique dans un riche cadre symbolique. Annoncée par un personnage associé à saint Jean Baptiste et au Printemps, Béatrice émerge des pages de la Vita Nuova comme l'incarnation radieuse de l'amour et l'image du Christ. Dans La Divine comédie, elle mène le poète au travers du Purgatoire jusqu'à l'illumination du Christ et de la Mère du Christ. Symbole de l'ascension des ténèbres à la lumière, de la plénitude de vie annoncée par le Printemps et de l'amour inspirant de Jésus, le personnage de Béatrice exprime de façon convaincante le joyeux réveil de l'humanité dans le Christ tel que le comprenait la Renaissance.
Réseau canadien d'information sur le patrimoine, The Provincial Museum of Alberta,

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