L’autel est érigé normalement sur une table, sur laquelle on place plusieurs boîtes superposées afin de créer plusieurs niveaux. On recouvre ensuite le tout avec une toile blanche ou du papier de soie découpé en formes décoratives. Sur l’autel, on construit une arche qui peut symboliser l’union du Ciel et de la Terre ou le dernier seuil que doivent franchir les âmes et qui se referme derrière elles, sur la route qui mène au monde des morts. Il s’agit d’un voyage plein de dangers, tout comme la traversée d’une rivière avec l’aide d’un chien.

Parfois, on construit un chemin de pétales de fleurs de cempasúchil, de l’entrée de la maison jusqu’à l’autel, pour que les âmes « ne se perdent pas ». Les aliments sont placés sur des plats en terre disposés deux par deux, signe de la dualité toujours présente dans le monde autochtone, dans ce cas-ci la dualité de la vie et de la mort.

On laisse de l’eau dans un verre ou une gourde pour que les âmes assouvissent leur soif après le long voyage de l’au-delà jusqu’à l’offrande. La combustion d’encens permet ou favorise l’union avec le Ciel par la fumée qui monte de la Terre.

Sur les autels, on place des chandelles ou des veilleuses, des bananes, des noix, des jícamas (tubercules comestibles du Mexique et de l’Amérique centrale), des nèfles, des oranges, des pommes, des tortillas, des tamales, du chocolat, du pain et des boissons non alcoolisées, de même que des bouteilles de mezcal et des cigarettes pour les défunts qui fumaient. Le tout est orné de fleurs et de croix. Quelques familles couronnent l’offrande avec l’image du saint qu’ils vénèrent et le portrait du défunt.
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