D’autre part, les maisons continuent d’être visitées et deviennent des lieux de réunion et de fête où les gens échangent les produits de leurs offrandes. Ces réunions et l’« échange des morts » sont une occasion de consommer beaucoup de nourriture et d’alcool, de sorte qu’une bonne partie de la population adulte s’enivre pendant ces jours-là. Boire à l’excès n’est pas un acte individuel (comme tel, il est en général réprouvé) mais une activité collective qui renforce périodiquement la cohésion sociale.

Avec toute cette activité et toute cette agitation, il faut se rendre compte que, d’une part, les fêtes contribuent à maintenir et à renforcer les liens sociaux de la communauté, même avec les personnes qui sont parties au loin pour des raison économiques et qui retournent « à la maison » pour participer à la célébration. D’autre part, elles soulignent l’importance du principe de réciprocité qui caractérise les systèmes économiques des autochtones, selon lesquels toute la société investit des quantités considérables de temps et d’argent dans des biens et services qui sont redistribués entre un grand nombre de personnes, ce qui permet à celles-ci, au moyen de cet événement ainsi que d’autres, de faire face à des conditions économiques et sociales difficiles.
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