Ouvriers chinois travaillant à la construction du CFCP

« Sans la main-d’œuvre chinoise, il n’y aurait pas de chemin de fer ».
– Le premier ministre du Canada, sir John A. Macdonald

La vie des ouvriers chinois est difficile car ils travaillent souvent dans des conditions dangereuses. Les glissements de terrain et les explosions à la dynamite en ont tué beaucoup. On pense qu’au moins 600 ouvriers sont morts pendant la construction du chemin de fer. Les travailleurs qui ont échappé à la mort ou aux blessures ont fait face à de la discrimination et à du racisme.

En novembre 1885, le dernier crampon est posé. Cet événement historique a été souvent pris en photo, pourtant aucun des ouvriers chinois n’a été invité à participer à cette cérémonie très importante.

Dès l’achèvement du CFCP, le gouvernement fédéral prend des mesures pour restreindre l’immigration des Chinois au Canada. Le premier projet de loi antichinois est adopté en 1885. Il s’agit d’une taxe d’entrée exigeant que toute personne d’origine chinoise entrant dans le pays paie une taxe de 50 $. Aucun autre groupe ethnique n’a été ciblé de cette manière.
  • En 1900, la taxe d’entrée est portée à 100 $.
  • En 1903, cette taxe est portée à 500 $, l’équivalent de deux années de salaire. 
  • Le gouvernement fédéral refuse d’accorder la citoyenneté canadienne aux immigrants chinois.
  • Le gouvernement fédéral recueille 23 millions de dollars auprès des Chinois en imposant une taxe d’entrée.
  • En 2006, le gouvernement fédéral présente des excuses officielles pour avoir imposé cette taxe. Il reconnaît également que la taxe a été une cause de stigmates et d’exclusion.
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Musée royal de l'Ontario
Conseiller historique : Conseil national des Canadiens chinois (CNCC)

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