L’entrée en scène du Canada : 1945-1970

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, une grande partie de l’Europe est en ruine, et 62 millions de personnes sont mortes.

La première bombe atomique est larguée sur deux villes japonaises, Hiroshima et Nagasaki. Elles seront détruites. La course vers un nouveau type d’armement capable d’anéantir un continent tout entier, voire le monde, a commencé.

Deux superpuissances émergent de ce conflit : les États-Unis d’Amérique et l’Union soviétique. Toutes deux détiennent les clés qui contrôlent cet arsenal nucléaire de destruction massive.

C’est le début de la Guerre froide.

C’est aussi l’entrée du Canada dans le mouvement de maintien de la paix. À travers les Nations Unies, le Canada joue un rôle déterminant dans les affaires mondiales en faisant la promotion de la paix et des compromis raisonnables. Durant la crise du canal de Suez, en 1956, le Canada initie la première mission internationale de maintien de la paix qui désamorcera cette situation volatile.

Ici, au pays, Terre-Neuve et le Labrador rejoignent la Confédération pour former la dixième province.


Après la Deuxième Guerre mondiale, le Canada s’ouvre à de nouveaux types d’immigration et accueille, pour des raisons humanitaires, de nombreuses personnes déplacées et réfugiées. Près de 65 000 épouses de guerre et Européens, ces derniers en majorité des Italiens, choisissent également de s’établir au Canada. Ils s’installent dans les villes et contribuent à l’essor du secteur industriel.

Les premiers peuples essaient eux aussi d’améliorer leur sort, mais la Loi sur les indiens est un obstacle majeur. De nombreux Canadiens autochtones reviennent au pays en héros de guerre, pourtant il leur faudra attendre encore 15 ans le droit de voter aux élections fédérales.

Pendant cette période, le taux d’immigration au Québec fait plus que doubler. Le changement est dans l’air et les Québécois remettent en question, et rejettent, certaines institutions et valeurs établies. Rompant avec le passé, la province traverse une sorte de révolution que l’on qualifiera de « tranquille ».
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Musée royal de l'Ontario
Conseillers historiques : Alison Faulknor, Institut du Dominion; Nick Brune, auteur et professeur d’histoire; Scott Carpenter, Métis Nation of Ontario; Caroline Cholette, Archives d’Hydro-Québec
1945 - 1970
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