Ces sacs servaient à transporter des produits médicinaux personnels, du tabac, une pierre à feu et un briquet pour faire du feu. Après l’arrivée du fusil, on les utilisera aussi pour transporter des plombs.

Il est fait de perles de verre, de piquants de porc-épic, de fil en tendon d’animal (très fort), et de laine tissée au métier. Le tissu et les perles sont importés d’Europe, tandis que les piquants de porc-épic et le fil en tendon font partie de la culture locale.

Cet artéfact est caractéristique de la culture métisse en ce qu’il intègre des éléments des deux cultures : celle des Premières nations et celle des Européens. C’est un mariage parfait – tous les ingrédients sont tissés serrés, au point de devenir presque inséparables les uns des autres. Cet objet nous rappelle que les ancêtres maternelles des Métis étaient des femmes autochtones de diverses Premières nations et leurs ancêtres paternels des « voyageurs » (commerçants de fourrure) francophones.

C’est pour cela que l’on considère parfois les Métis comme le premier modèle de multiculturalisme au Canada. Cet artéfact symbolise et représente le concept de multiculturalisme.

Le sac évoque aussi la mobilité des Métis, caractère auquel ils sont encore fidèles aujourd’hui. Plus d’un cinquième de la population Métis a plus d’une résidence.

Les Canadiens pensent souvent à Louis Riel lorsqu’on mentionne les Métis, mais la culture métisse était florissante bien avant l’époque de Riel, du milieu à la fin du XIXe siècle.
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Musée royal de l'Ontario
Conseiller historique : Scott Carpenter, Métis Nation of Ontario

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