Le jenbé est un instrument à percussion qui a pris le nom de son inventeur. Avec sa forme allongée ressemblant à celle d’un mortier, sa partie supérieure est couverte de peau de chèvre fixée au bois à l’aide de pointes. De sa création à nos jours, sa forme et les matériaux constitutifs ont beaucoup évolué. Autrefois, à chaque cérémonie où le jenbe était utilisé, on allumait du feu dont se servait le joueur pour tendre la peau de son instrument quand le son de celui-ci devenait trop grave. Aujourd’hui ce n’est pas le cas.

Mon père est xylophoniste. C’est par curiosité que je suis devenu joueur de jenbé. À l’âge de six ans, j’ai commencé à me confectionner des jenbé à l’aide de vieilles boîtes de tomate et de peau du poisson que nous appellons « dodo ». Quelques chants liés au jenbé sont « manda », « dansa », « soli », « sokoninkun ».
Le jenbé est un instrument à percussion qui a pris le nom de son inventeur. Avec sa forme allongée ressemblant à celle d’un mortier, sa partie supérieure est couverte de peau de chèvre fixée au bois à l’aide de pointes. De sa création à nos jours, sa forme et les matériaux constitutifs ont beaucoup évolué. Autrefois, à chaque cérémonie où le jenbe était utilisé, on allumait du feu dont se servait le joueur pour tendre la peau de son instrument quand le son de celui-ci devenait trop grave. Aujourd’hui ce n’est pas le cas.

Mon père est xylophoniste. C’est par curiosité que je suis devenu joueur de jenbé. À l’âge de six ans, j’ai commencé à me confectionner des jenbé à l’aide de vieilles boîtes de tomate et de peau du poisson que nous appellons « dodo ». Quelques chants liés au jenbé sont « manda », « dansa », « soli », « sokoninkun ».

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Jenbé

Yanfolila (groupe ethnique : Peul)

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée National du Mali, Mali

Bois, cordon industriel, fer
H : 52,4 cm
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.


Jenbé

Jenbé

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée National du Mali, Mali

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.


Le tambour jenbé, dont il existe un petit et un grand indissociablement joués ensemble, occupe une place centrale dans la pratique musicale des Malinké, des Khassonké et des Peul sédentaires du Wasulun, qui l’utilisent respectivement pour produire la musique sokoninkun, liée à l’antilope mythique se trouvant à l’origine de l’agriculture, la musique du nama (hyène) culte lié aux travaux des champs, la musique du sigi, « buffle », animal auquel les chasseurs vouent un culte, la musique jaguawara (musique ayant la force d’obliger les gens à danser), la musique proprement dite du jenbé.

La tradition musicale séculaire des Malinké est riche de trois principaux instruments dont la réputation dépasse les frontières maliennes et africaines : le « tambour-gobelet » à une peau, jenbé, le « petit » xylophone, balanin, de 15 à 19 lamelles accordées sur une échelle heptatonique, la « harpe-chevalet » à 21 cordes, kora, originaire de la Casamance. Pour en lire plus

Le tambour jenbé, dont il existe un petit et un grand indissociablement joués ensemble, occupe une place centrale dans la pratique musicale des Malinké, des Khassonké et des Peul sédentaires du Wasulun, qui l’utilisent respectivement pour produire la musique sokoninkun, liée à l’antilope mythique se trouvant à l’origine de l’agriculture, la musique du nama (hyène) culte lié aux travaux des champs, la musique du sigi, « buffle », animal auquel les chasseurs vouent un culte, la musique jaguawara (musique ayant la force d’obliger les gens à danser), la musique proprement dite du jenbé.

La tradition musicale séculaire des Malinké est riche de trois principaux instruments dont la réputation dépasse les frontières maliennes et africaines : le « tambour-gobelet » à une peau, jenbé, le « petit » xylophone, balanin, de 15 à 19 lamelles accordées sur une échelle heptatonique, la « harpe-chevalet » à 21 cordes, kora, originaire de la Casamance. Ces instruments déterminent en même temps les genres musicaux dont ils sont l’élément central.

La musique proprement dite du jenbé se fait à l’aide de trois instruments : le « gros jenbe », jenbe ba, dont le joueur développe les rythmes complexes, joue le solo et apporte un appui rythmique aux pas de danse ; le « petit jenbé », jenbé den, dont le joueur donne la base de l’accompagnement ; et le tambour cylindrique, dunun, qui joue la basse. À cela s’ajoutent les battements de mains (des femmes), et un choeur que dirige une chanteuse. La production de cette musique est généralement liée aux récoltes (du fonio et du mil), aux fêtes religieuses musulmanes (tabaski et ramadan), aux rites de passage (baptême, circoncision, mariage et funérailles). Chacune de ces occasions a ses rythmes, chants et danses caractéristiques.


© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • comprendre que la musique est un mode d’expression dans toutes les cultures;
  • comprendre que le lien entre les sentiments personnels et la musique dépasse les frontières et les cultures;
  • acquérir un respect pour la musique provenant de divers contextes culturels;
  • examiner les pratiques de la musique traditionnelle dans certains pays francophones en particulier;
  • faire preuve d’une conscientisation géographique en identifiant les pays francophones;
  • être conscient des contributions musicales de divers groupes culturels au sein de sa propre collectivité;
  • comprendre que toute la musique du monde peut être organisée selon un système de classification normalisé.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons