Bâtir Montréal est un jeu hybride mariant les principes des jeux de style Sim's City à ceux des jeux de quête comme Zelda. Le joueur peut poser des actions de façon complètement intuitive, comme bâtir une maison à l'endroit de son choix. Il peut aussi déplacer des personnages, établir des dialogues et chercher des informations pour mieux orienter ses décisions. Il doit remplir de courtes missions dont les objectifs sont donnés au départ. En cours de mission, il doit relever des « défis » pour pouvoir continuer à avancer dans le jeu.

Bâtir Montréal est un jeu qui se déroule de façon linéaire dans le temps. Quand le joueur a décidé des actions qu'il veut poser, il les valide. Le temps avance automatiquement de quelques années et le joueur peut voir les conséquences de ses décisions sur la matrice de jeu ainsi que sur certains indicateurs, par exemple le nombre d'habitants. Il passe alors au tour suivant.

Un tour peut donc durer de quelques secondes à quelques minutes, selon la volonté du joueur, l'effort qu'il met à trouver des informations pour orienter ses décisions et le temps pris pour réaliser les missions et les défis. Les parties sont enreg Pour en lire plus
Bâtir Montréal est un jeu hybride mariant les principes des jeux de style Sim's City à ceux des jeux de quête comme Zelda. Le joueur peut poser des actions de façon complètement intuitive, comme bâtir une maison à l'endroit de son choix. Il peut aussi déplacer des personnages, établir des dialogues et chercher des informations pour mieux orienter ses décisions. Il doit remplir de courtes missions dont les objectifs sont donnés au départ. En cours de mission, il doit relever des « défis » pour pouvoir continuer à avancer dans le jeu.

Bâtir Montréal est un jeu qui se déroule de façon linéaire dans le temps. Quand le joueur a décidé des actions qu'il veut poser, il les valide. Le temps avance automatiquement de quelques années et le joueur peut voir les conséquences de ses décisions sur la matrice de jeu ainsi que sur certains indicateurs, par exemple le nombre d'habitants. Il passe alors au tour suivant.

Un tour peut donc durer de quelques secondes à quelques minutes, selon la volonté du joueur, l'effort qu'il met à trouver des informations pour orienter ses décisions et le temps pris pour réaliser les missions et les défis. Les parties sont enregistrables.

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Une partie consiste à traverser dans l’ordre les trois grandes époques de l’évolution urbaine de Montréal. Au cours de chaque époque, le joueur doit réaliser des missions et faire progresser sa ville. Bâtir Montréal propose deux modes d’action au joueur : le mode « général » et le mode « spécifique ». Ces deux modes sont complémentaires et interdépendants. Les modes ne sont pas des éléments que l’on peut sélectionner, mais bien des types d’actions : ce sont deux mécanismes proposés au joueur pour mener à bien ses missions. Dans le mode « général », le joueur construit la ville en modifiant les « états » précis de chaque case de la matrice isométrique, à l’aide d’un menu. Dans ce mode, le joueur influence directement l’aspect de la carte. Quand le joueur valide ses actions, les indicateurs montrent l’effet de ses choix. De cette façon, le joueur peut ajuster son tir, s’il voit par exemple que sa population est en déclin, il assignera plus de cases à l’état « jardin potager ». Les choix du joueur se font en fonction du Pour en lire plus
Une partie consiste à traverser dans l’ordre les trois grandes époques de l’évolution urbaine de Montréal. Au cours de chaque époque, le joueur doit réaliser des missions et faire progresser sa ville. Bâtir Montréal propose deux modes d’action au joueur : le mode « général » et le mode « spécifique ». Ces deux modes sont complémentaires et interdépendants. Les modes ne sont pas des éléments que l’on peut sélectionner, mais bien des types d’actions : ce sont deux mécanismes proposés au joueur pour mener à bien ses missions. Dans le mode « général », le joueur construit la ville en modifiant les « états » précis de chaque case de la matrice isométrique, à l’aide d’un menu. Dans ce mode, le joueur influence directement l’aspect de la carte. Quand le joueur valide ses actions, les indicateurs montrent l’effet de ses choix. De cette façon, le joueur peut ajuster son tir, s’il voit par exemple que sa population est en déclin, il assignera plus de cases à l’état « jardin potager ». Les choix du joueur se font en fonction du budget disponible, du coût de chaque item, de façon intuitive ou encore de façon plus éclairée grâce à l’utilisation des paramètres du mode « général » du jeu.

Pour jouer au jeu Bâtir Montréal, suivez ce lien.

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Nous avons choisi de caractériser cette période par la précarité qui affecte l’établissement de Montréal, comparativement à ceux de Québec ou de Trois-Rivières. Cette précarité est due avant tout à l’hostilité des Iroquois, en conflit avec les Amérindiens alliés des Français pour le contrôle du commerce des fourrures. Cette période d’insécurité s’étend des premières victimes montréalistes recensées dans le registre des sépultures du premier cimetière de Ville-Marie, jusqu’aux signatures pictographiques des délégués amérindiens lors des cérémonies de la Grande Paix de 1701. C’est dire que cette précarité va affecter toute la période, avec des moments d’accalmie.

La traite des fourrures, activité qui fait de Montréal un site convoité, a des hauts et des bas suivant les accalmies qui se font dans les guerres iroquoises. Ce commerce, le plus lucratif de la colonie, dépend donc lui aussi en partie du conflit dont l’un des points chauds est bien sûr Montréal, au carrefour des routes d’eau qu’emprunte la majorité des pourvoyeurs amérindiens.
Les trois mises en situation retenues pour aborder cette période sont Pour en lire plus
Nous avons choisi de caractériser cette période par la précarité qui affecte l’établissement de Montréal, comparativement à ceux de Québec ou de Trois-Rivières. Cette précarité est due avant tout à l’hostilité des Iroquois, en conflit avec les Amérindiens alliés des Français pour le contrôle du commerce des fourrures. Cette période d’insécurité s’étend des premières victimes montréalistes recensées dans le registre des sépultures du premier cimetière de Ville-Marie, jusqu’aux signatures pictographiques des délégués amérindiens lors des cérémonies de la Grande Paix de 1701. C’est dire que cette précarité va affecter toute la période, avec des moments d’accalmie.

La traite des fourrures, activité qui fait de Montréal un site convoité, a des hauts et des bas suivant les accalmies qui se font dans les guerres iroquoises. Ce commerce, le plus lucratif de la colonie, dépend donc lui aussi en partie du conflit dont l’un des points chauds est bien sûr Montréal, au carrefour des routes d’eau qu’emprunte la majorité des pourvoyeurs amérindiens.
Les trois mises en situation retenues pour aborder cette période sont articulées autour des réalités et des enjeux liés à la précarité. Or cette précarité est toute entière tributaire des relations avec les Amérindiens, alliés et ennemis.
  1. La fondation de Montréal - matérialisée par la construction et le rôle du Fort Ville-Marie
  2. Le commerce de la fourrure - incarné dans l’événement de la Foire annuelle des fourrures.
  3. La pacification des Amérindiens - incarnée dans les événement entourant les négociations et la signature de la Grande Paix (1701).
Ainsi, la période s’ouvre avec la construction d’un fort pour se protéger des attaques iroquoises, et se termine par la paix enfin conclue avec l’ensemble des nations amérindiennes en contact avec les Français, dont les Iroquois.

Pour accéder à la collection d’objet d’apprentissage associée à cette période, suivez ce lein.

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Nous avons choisi de caractériser cette période par l’édification des fortifications et le rôle militaire qui est dévolu à Montréal principalement dans la cadre de l’Empire français d’Amérique et, secondairement, dans celui de la colonie britannique qu’est devenue la Nouvelle-France après la reddition de Montréal, en 1760.

Montréal, avant Québec, devient la première ville de Nouvelle-France à être fortifiée de remparts de pierre. À la différence des fortifications de bois qu’ils remplacent, les remparts de pierres vont créer deux entités urbaines très distinctes : une ville intra-muros - l’enceinte fortifiée - et une ville extra-muros - les faubourgs. Ces derniers ne commencent véritablement à exister qu’avec l’enceinte de pierres et les modifications que lui imposent les nombreux incendies qui caractérisent cette période. Paradoxalement, les fortifications de pierres ne seront jamais attaquées, et Montréal sera épargné de toute destruction liée à la guerre avec les Britanniques. Mais il va se passer un phénomène équivalent. La ville fortifiée subira en son sein de multiples incendies majeurs. Ces incendies seront l&rsquo Pour en lire plus
Nous avons choisi de caractériser cette période par l’édification des fortifications et le rôle militaire qui est dévolu à Montréal principalement dans la cadre de l’Empire français d’Amérique et, secondairement, dans celui de la colonie britannique qu’est devenue la Nouvelle-France après la reddition de Montréal, en 1760.

Montréal, avant Québec, devient la première ville de Nouvelle-France à être fortifiée de remparts de pierre. À la différence des fortifications de bois qu’ils remplacent, les remparts de pierres vont créer deux entités urbaines très distinctes : une ville intra-muros - l’enceinte fortifiée - et une ville extra-muros - les faubourgs. Ces derniers ne commencent véritablement à exister qu’avec l’enceinte de pierres et les modifications que lui imposent les nombreux incendies qui caractérisent cette période. Paradoxalement, les fortifications de pierres ne seront jamais attaquées, et Montréal sera épargné de toute destruction liée à la guerre avec les Britanniques. Mais il va se passer un phénomène équivalent. La ville fortifiée subira en son sein de multiples incendies majeurs. Ces incendies seront l’occasion de reconstruire autrement et avec d’autres ambitions la plupart des habitations, ce qui modifiera remarquablement le bâti urbain tout au long de la période.

Quand Montréal se rend aux Britanniques, en septembre 1760, un an après Québec, c’est la fin de la Nouvelle-France. Mais ce n’est pas la fin du commerce des fourrures. Les marchands anglais le reprennent en main et le poursuivent avec d’autant plus de succès que plusieurs s’associent à «l’infrastructure canadienne française» déjà en place : les voyageurs montréalais et leurs amis amérindiens. Depuis le début du siècle, le commerce des fourrures est désormais fondé sur le réseau des postes et des forts disséminés dans les Pays d’en Haut et bien au-delà, jusqu’au pied des Rocheuses et jusqu’au Golfe du Mexique. Maintenant aux mains des marchands britanniques établis à Montréal, c’est de Montréal qu’on continuera de tirer les ficelles de ce commerce, toujours le plus lucratif de la colonie.

Les trois mises en situation retenues pour aborder cette période sont articulées autour des réalités et des enjeux liés à la «ville de pierres», ou, si l’on veut, à la ville fortifiée.
  1. Pivot militaire de la Nouvelle-France - matérialisé par l’édification des fortifications de pierres, à la Vauban, les premières pour une ville de Nouvelle-France.
  2. Ville française au quotidien - dont l’aménagement et l’occupation sont en partie forgés par les incendies.
  3. Commerce des fourrures à grande échelle - incarnée par l’impulsion et l’expansion du commerce des fourrures maintenant aux mains des marchands britanniques.
ce lein.

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Nous avons choisi de caractériser cette période par les transformations majeures du bâti montréalais au regard d'une formidable expansion de la fonction commerciale de la ville tout au long du 19e siècle. Ces transformations sont amorcées avec la démolition des fortifications au tournant du 19e siècle. Cette démolition donne lieu à la mise en place d'une façade portuaire qui va, au sens littéral de l'expression, «changer la face» de Montréal. Changer la face de Montréal sur le plan architectural mais aussi sur les plans sociologique et économique :
Les fortifications sont démolies. Le quartier marchand s'étend progressivement à l'ensemble de l'ancien quadrilatère fortifié (aujourd'hui le Vieux-Montréal). Une première génération de maisons-magasins «meublent» le Vieux-Montréal. Une seconde génération de bâtiments, les magasins-entrepôts, plus imposants et carrément de facture victorienne, lui succède dans la seconde moitié du siècle et correspond à l'émancipation de la classe d'affaire canadienne-anglaise, qui prend progressivement le contrôle du Canada naissant. L'arrivée mass Pour en lire plus
Nous avons choisi de caractériser cette période par les transformations majeures du bâti montréalais au regard d'une formidable expansion de la fonction commerciale de la ville tout au long du 19e siècle. Ces transformations sont amorcées avec la démolition des fortifications au tournant du 19e siècle. Cette démolition donne lieu à la mise en place d'une façade portuaire qui va, au sens littéral de l'expression, «changer la face» de Montréal. Changer la face de Montréal sur le plan architectural mais aussi sur les plans sociologique et économique :
  • Les fortifications sont démolies.
  • Le quartier marchand s'étend progressivement à l'ensemble de l'ancien quadrilatère fortifié (aujourd'hui le Vieux-Montréal).
  • Une première génération de maisons-magasins «meublent» le Vieux-Montréal.
  • Une seconde génération de bâtiments, les magasins-entrepôts, plus imposants et carrément de facture victorienne, lui succède dans la seconde moitié du siècle et correspond à l'émancipation de la classe d'affaire canadienne-anglaise, qui prend progressivement le contrôle du Canada naissant.
  • L'arrivée massive d'immigrants anglophones des îles britanniques change le visage de Montréal. Une bonne partie de cette immigration, qui se destine aussi aux régions de l'ouest, s'installe à Montréal.
  • Une autre vague d'immigration a lieu à partir des années 1860. Cette fois, elle est canadienne française et «intra-nationale» : ce sont des gens des campagnes du Québec qui, poussés par l'exiguïté des terres disponibles, vient chercher un gagne pain à Montréal. Ils trouveront place dans les manufactures et usines nées de l'industrialisation.

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • expliquer l’importance de la fondation de Montréal en Nouvelle-France, de 1642 à 1900;
  • mettre en contexte les clivages socio-économiques propres à cette époque;
  • démontrer l’importance de Montréal comme plaque tournante en Amérique du Nord britannique.

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