Le monde privé des femmes du XIXe siècle a été confiné du fait de la consolidation de la famille et de la division du travail tant dans le domaine public que dans le milieu familial. Les femmes, recluses dans ce milieu, sont demeurées les gardiennes des valeurs morales, civiques et religieuses. Au XXe siècle, les conditions sociales ont transformé sans aucun doute leur insertion dans le monde du travail, en leur offrant davantage de possibilités de s’épanouir. Les mouvements féministes ont revendiqué des positions diverses et changeantes au cours du dernier siècle, en élargissant les mondes privés des femmes. Cependant, les travaux ménagers demeurent toujours d’actualité et sont pour le couple une source de satisfaction et de discorde.
Le monde privé des femmes du XIXe siècle a été confiné du fait de la consolidation de la famille et de la division du travail tant dans le domaine public que dans le milieu familial. Les femmes, recluses dans ce milieu, sont demeurées les gardiennes des valeurs morales, civiques et religieuses. Au XXe siècle, les conditions sociales ont transformé sans aucun doute leur insertion dans le monde du travail, en leur offrant davantage de possibilités de s’épanouir. Les mouvements féministes ont revendiqué des positions diverses et changeantes au cours du dernier siècle, en élargissant les mondes privés des femmes. Cependant, les travaux ménagers demeurent toujours d’actualité et sont pour le couple une source de satisfaction et de discorde.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Henrietta Muir Edwards a fait des études d’art à Montréal, à New York et en Europe, et est devenue un peintre respecté. Cette soupière pour soupe aux huîtres et les bols assortis, qui font partie d’un service de 14 pièces, lui ont été commandés par le gouvernement canadien pour l’exposition d’art canadien au World’s Columbian Exposition qui s’est tenue à Chicago en 1893. Mme Edwards a milité en faveur de la réforme sociale et, grâce à son travail, la condition féminine s’est beaucoup améliorée. Elle est l’une des cinq Albertaines, « les célèbres cinq », qui ont réussi à faire reconnaître, en 1929, par le Conseil privé d’Angleterre, que les femmes sont des personnes. « [Concernant l’affaire personnes ,] nous cherchions à établir l’individualité personnelle des femmes. Cela a été une tâche difficile. » - Henrietta Muir Edwards, 1929
Henrietta Muir Edwards a fait des études d’art à Montréal, à New York et en Europe, et est devenue un peintre respecté. Cette soupière pour soupe aux huîtres et les bols assortis, qui font partie d’un service de 14 pièces, lui ont été commandés par le gouvernement canadien pour l’exposition d’art canadien au World’s Columbian Exposition qui s’est tenue à Chicago en 1893. Mme Edwards a milité en faveur de la réforme sociale et, grâce à son travail, la condition féminine s’est beaucoup améliorée. Elle est l’une des cinq Albertaines, « les célèbres cinq », qui ont réussi à faire reconnaître, en 1929, par le Conseil privé d’Angleterre, que les femmes sont des personnes. « [Concernant l’affaire personnes ,] nous cherchions à établir l’individualité personnelle des femmes. Cela a été une tâche difficile. » - Henrietta Muir Edwards, 1929

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Sans titre

Henriette Muir Edwards [Montréal (Québec), 1849—Fort Macleod (Alberta), 1931]. Soupière et quatre bols, porcelaine peinte à la main, par Henriette Muir Edwards en 1893.

Henrietta Muir Edwards
Photo : Glenbow Museum
1893
porcelaine peinte à la main
© Glenbow Museum


La courtepointe de Hazel Foster est formée de pièces assemblées à la main en forme d'étoile avec de la laine à crocheter et brodée de motifs d'inspiration asiatique. Des événements importants dans la vie de Hazel – la date du décès de son père et de sa mère (1918, 1931), par exemple – sont consignés dans les inscriptions. Sauf pour la formation d'infirmière qu'elle a reçue à Calgary de 1909 à 1912, elle est demeurée au domicile de ses parents pendant une grande partie de sa vie – aidant sa mère et prenant soin de ses deux frères tout en travaillant pour un médecin de Carstairs. Après le décès de sa mère en 1931, elle a cessé d'exercer sa profession d'infirmière afin de s'occuper à temps plein des tâches domestiques de sa mère. En 1945, elle est déménagée à Calgary pour devenir la ménagère du presbytère de la paroisse St. Joseph's, où elle est restée jusqu'à ce qu'elle prenne sa retr Pour en lire plus
La courtepointe de Hazel Foster est formée de pièces assemblées à la main en forme d'étoile avec de la laine à crocheter et brodée de motifs d'inspiration asiatique. Des événements importants dans la vie de Hazel – la date du décès de son père et de sa mère (1918, 1931), par exemple – sont consignés dans les inscriptions. Sauf pour la formation d'infirmière qu'elle a reçue à Calgary de 1909 à 1912, elle est demeurée au domicile de ses parents pendant une grande partie de sa vie – aidant sa mère et prenant soin de ses deux frères tout en travaillant pour un médecin de Carstairs. Après le décès de sa mère en 1931, elle a cessé d'exercer sa profession d'infirmière afin de s'occuper à temps plein des tâches domestiques de sa mère. En 1945, elle est déménagée à Calgary pour devenir la ménagère du presbytère de la paroisse St. Joseph's, où elle est restée jusqu'à ce qu'elle prenne sa retraite, cinq ans plus tard.

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Hazel Foster

Hazel Foster (1884—1974). Courtepointe en coton et nappe pour ouatinage en laine par Hazel Foster.

Hazel Foster (1884—1974)
Collection du Glenbow Museum
vers 1931
coton et nappe pour ouatinage en laine
192,0 x 167,0 cm
© Glenbow Museum


Située entre l’environnement domestique et celui de l’atelier d’artiste, La chaise de paille, de 1959, est à la jonction entre la nature morte et la scène d’intérieur. Cette œuvre de Jeanne Rhéaume fut réalisée dans une période très productive de l’artiste, juste avant que celle-ci ne développe un intérêt pour la tapisserie. Cette peintre montréalaise fut membre de la Société d’art contemporain. Elle a subi l’influence d’Alfred Pellan et signé le manifeste Prisme d’Yeux qui rejetait les règles de l’académisme. Reconnue pour ses paysages, elle a également réalisé des natures mortes. La chaise de paille se démarque par sa perspective aplatie, son tracé assuré et par ses couleurs vives.
Située entre l’environnement domestique et celui de l’atelier d’artiste, La chaise de paille, de 1959, est à la jonction entre la nature morte et la scène d’intérieur. Cette œuvre de Jeanne Rhéaume fut réalisée dans une période très productive de l’artiste, juste avant que celle-ci ne développe un intérêt pour la tapisserie. Cette peintre montréalaise fut membre de la Société d’art contemporain. Elle a subi l’influence d’Alfred Pellan et signé le manifeste Prisme d’Yeux qui rejetait les règles de l’académisme. Reconnue pour ses paysages, elle a également réalisé des natures mortes. La chaise de paille se démarque par sa perspective aplatie, son tracé assuré et par ses couleurs vives.

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Photo : Ginette Clément

Jeanne Rhéaume. [Montréal (Québec), 1915—Montréal (Québec), 2000]. Aquarelle et gouache sur papier de Jeanne Rhéaume.

Jeanne Rhéaume
Photo : Ginette Clément
1959
aquarelle et gouache sur papier
98,40 x 68,70 cm
© Collection du Musée d'art de Joliette


Kenojuak est née à Ikirashaq (Territoires du Nord-Ouest). Tôt dans sa vie, elle a subi de dures épreuves, y compris une longue maladie nécessitant son hospitalisation, et la mort subite de ses trois enfants. Cependant, son déménagement à Cape Dorset, à la fin des années 1950, a été pour elle le début d'une aventure importante. Elle fait partie des premières participantes aux nouveaux projets artistiques et est l'une des plus actives collaboratrices de la coopérative de Cape Dorset. L'oiseau est une image populaire qu'elle aime tout particulièrement ; bien que cette forme ait des rapports avec les récits traditionnels et la mythologie des Inuits, Kenojuak essaie simplement « de faire de belles choses ; c'est tout. »
Kenojuak est née à Ikirashaq (Territoires du Nord-Ouest). Tôt dans sa vie, elle a subi de dures épreuves, y compris une longue maladie nécessitant son hospitalisation, et la mort subite de ses trois enfants. Cependant, son déménagement à Cape Dorset, à la fin des années 1950, a été pour elle le début d'une aventure importante. Elle fait partie des premières participantes aux nouveaux projets artistiques et est l'une des plus actives collaboratrices de la coopérative de Cape Dorset. L'oiseau est une image populaire qu'elle aime tout particulièrement ; bien que cette forme ait des rapports avec les récits traditionnels et la mythologie des Inuits, Kenojuak essaie simplement « de faire de belles choses ; c'est tout. »

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gravure sur pierre

Kenojuak Ashevak (1927 - ). Gravure sur pierre de Kenojuak Ashevak.

Kenojuak Ashevak
Collection McMichael d'art canadien
1960
gravure sur pierre
61,1 x 65,7 cm
© Collection McMichael d'art canadien


vidéo

The Enchanted Owl [Le hibou enchanté]

Transcription :

Autrefois, nous utilisions la pierre pour nos sculptures et l’ivoire pour nos dessins. Et voilà une nouvelle notion. Une feuille de papier venue du monde extérieur, mince et délicate comme la coquille d’un oeuf d’oiseau des neiges.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Instituto Nacional de Bellas Artes, Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Secretaría de Relaciones Exteriores, Glenbow Museum, McMichael Canadian Art Collection, Musée d'art de Joliette, Louisiana State Museum

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« Dessiner me faisait oublier le monde entier. »
- Jessie Oonark

Mme Oonark est une artiste inuite célèbre qui est connue pour sa capacité de produire continuellement de nouvelles images dans ses œuvres. Elle s'est mariée à l'âge tendre de 11 ou 12 ans et a donné naissance à 13 enfants, qu'elle a fait vivre toute seule après la mort de son mari, décédé dans la quarantaine. Durant les années 1950, elle a vu des écoliers dessiner et pensé qu'« elle pourrait faire mieux ». Sous les encouragements d'un biologiste du Service canadien de la faune, elle s'est mise à dessiner et, plus tard, a appris les techniques de la gravure. Ses œuvres d'art décorent les bureaux du premier ministre du Canada et, à l'âge de 64 ans, elle s'est rendue à New York pour inaugurer un timbre qu'elle a dessiné pour l'Organisation des Nations Unies.
« Dessiner me faisait oublier le monde entier. »
- Jessie Oonark

Mme Oonark est une artiste inuite célèbre qui est connue pour sa capacité de produire continuellement de nouvelles images dans ses œuvres. Elle s'est mariée à l'âge tendre de 11 ou 12 ans et a donné naissance à 13 enfants, qu'elle a fait vivre toute seule après la mort de son mari, décédé dans la quarantaine. Durant les années 1950, elle a vu des écoliers dessiner et pensé qu'« elle pourrait faire mieux ». Sous les encouragements d'un biologiste du Service canadien de la faune, elle s'est mise à dessiner et, plus tard, a appris les techniques de la gravure. Ses œuvres d'art décorent les bureaux du premier ministre du Canada et, à l'âge de 64 ans, elle s'est rendue à New York pour inaugurer un timbre qu'elle a dessiné pour l'Organisation des Nations Unies.

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Jessie Oonark

Jessie Oonark (1906-1985). Gravure sur pierre de Jessie Oonark.

Jessie Oonark
Photo : Glenbow Museum
1973
gravure sur pierre
41,5 x 43,7 cm
© Collection du Glenbow Museum


Dans son réalisme ordonné, l’œuvre de Christiane Pflug est le reflet de la vie tragique de cette artiste tourmentée par l’angoisse. Mme Pflug s’asseyait près de la fenêtre de son appartement de Toronto et peignait des scènes du monde extérieur. Interior at Night représente une fillette regardant dans une rue par une fenêtre. La distance entre l’observateur et le dos de la fillette, le contraste entre l’intérieur éclairé et l’extérieur sombre, et la composition équilibrée de cette existence rangée conjurent une incertitude menaçante. La froideur de l’œuvre renforce le sentiment de détresse ressenti par l’observateur. Le fort de Mme Pflug était sa capacité de transformer des scènes paisibles de la vie quotidienne en une réalité très personnelle et psychologiquement complexe.
Dans son réalisme ordonné, l’œuvre de Christiane Pflug est le reflet de la vie tragique de cette artiste tourmentée par l’angoisse. Mme Pflug s’asseyait près de la fenêtre de son appartement de Toronto et peignait des scènes du monde extérieur. Interior at Night représente une fillette regardant dans une rue par une fenêtre. La distance entre l’observateur et le dos de la fillette, le contraste entre l’intérieur éclairé et l’extérieur sombre, et la composition équilibrée de cette existence rangée conjurent une incertitude menaçante. La froideur de l’œuvre renforce le sentiment de détresse ressenti par l’observateur. Le fort de Mme Pflug était sa capacité de transformer des scènes paisibles de la vie quotidienne en une réalité très personnelle et psychologiquement complexe.

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Christiane Pflug

Christiane Pflug (Allemagne, 1936—Canada, 1972). Peinture à l'huile et résine (ou liant oléagineux) sur toile de Christine Pflug.

Christiane Pflug
Collection McMichael d'art canadien
1965
huile, résine ou liant oléagineux sur toile
140,1 x 127,3 cm
© Collection McMichael d'art canadien


Helen Kalvak a apporté une contribution durable à l’art inuit au Canada. Mme Kalvak, qui est née dans l’île Victoria au centre de l’Arctique, a été témoin de la transformation du mode de vie des Inuits, qui sont passés d’une culture nomade de chasseurs à une économie monétaire. Son père, qui était chamane, lui a enseigné les traditions spirituelles inuites et elle est devenue une angatkok, ou chamane, respectée. Elle a commencé à dessiner à l’âge de 50 ans et est considérée comme une dessinatrice accomplie. À partir des années 1960, Mme Kalvak s’est fait une réputation pour ses estampes et ses pièces murales, dont beaucoup représentent des souvenirs d’enfance et des rêves. Comme d’autres femmes artistes inuites, elle a pu gagner de l’argent en vendant ses œuvres dans le commerce.
Helen Kalvak a apporté une contribution durable à l’art inuit au Canada. Mme Kalvak, qui est née dans l’île Victoria au centre de l’Arctique, a été témoin de la transformation du mode de vie des Inuits, qui sont passés d’une culture nomade de chasseurs à une économie monétaire. Son père, qui était chamane, lui a enseigné les traditions spirituelles inuites et elle est devenue une angatkok, ou chamane, respectée. Elle a commencé à dessiner à l’âge de 50 ans et est considérée comme une dessinatrice accomplie. À partir des années 1960, Mme Kalvak s’est fait une réputation pour ses estampes et ses pièces murales, dont beaucoup représentent des souvenirs d’enfance et des rêves. Comme d’autres femmes artistes inuites, elle a pu gagner de l’argent en vendant ses œuvres dans le commerce.

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Helen Kalvak

Helen Kalvak [Île Victoria (Nunavut), 1901—Holman (Territoires du Nord-Ouest), 1984]. Gravure sur pierre de Helen Kalvak.

Helen Kalvak
Photo : Glenbow Museum
1967
gravure sur pierre
32,5 x 40,5 cm
© Collection du Glenbow Museum


Irene F. Whittome est une artiste importante dont la carrière s’étend sur plusieurs décennies d’art canadien. Au Canada, elle a présenté des expositions individuelles au Musée d’art contemporain de Montréal, au Musée des beaux-arts du Canada et à la Vancouver Art Gallery. Sur le plan international, ses œuvres ont été vues dans des expositions personnelles organisées dans des pays tels que la France et l’Allemagne. Au fil des ans, elle a reçu de nombreux prix, y compris le Prix Borduas en 1997. Narcisse renferme l’image d’un des yeux de la figure représentée dans la peinture Portrait of a Young Girl, de Petrus Christus, qui se trouve au Kaiser Friedrich Museum, dans la collection de Berlin. Mme Whittome s’approprie souvent des images, qu’elle retravaille. Cette œuvre est importante, car c’est l’une des toutes premières sérigraphies produites par cette artiste.
Irene F. Whittome est une artiste importante dont la carrière s’étend sur plusieurs décennies d’art canadien. Au Canada, elle a présenté des expositions individuelles au Musée d’art contemporain de Montréal, au Musée des beaux-arts du Canada et à la Vancouver Art Gallery. Sur le plan international, ses œuvres ont été vues dans des expositions personnelles organisées dans des pays tels que la France et l’Allemagne. Au fil des ans, elle a reçu de nombreux prix, y compris le Prix Borduas en 1997. Narcisse renferme l’image d’un des yeux de la figure représentée dans la peinture Portrait of a Young Girl, de Petrus Christus, qui se trouve au Kaiser Friedrich Museum, dans la collection de Berlin. Mme Whittome s’approprie souvent des images, qu’elle retravaille. Cette œuvre est importante, car c’est l’une des toutes premières sérigraphies produites par cette artiste.

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Irene F. Whittome

Irene F. Whittome [Vancouver (Colombie-Britannique), 1942—Montréal (Québec)]. Sérigraphe sur papier de Irene F. Whittome.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Photo : Glenbow Museum
vers 1969
sérigraphie sur papier
67,7 x 61,3 cm
© SODART 2002 Collection du Glenbow Museum, don anonyme


En harmonie avec son époque, Pegi Nicol MacLeod a développé un style personnel et novateur qui témoigne de son intérêt pour les thèmes modernes. Ses œuvres, pleines d'expression et de spontanéité, se caractérisent par l'intensité de la couleur, la métamorphose des formes, la rapidité du mouvement et le lyrisme du trait. Les scènes urbaines de Mme MacLeod dégagent une vitalité et une urgence qui sont inhérentes au monde moderne. Young Girl at the Window représente les activités quotidiennes des locataires d'un immeuble d'habitation. Le point de vue déformé, le fondu de l'arrière-plan avec le premier plan, l'absence de centre d'intérêt et le désordre de la composition animent cette peinture et révèlent la nette sensibilité de l'artiste au monde qui l'entourait.
En harmonie avec son époque, Pegi Nicol MacLeod a développé un style personnel et novateur qui témoigne de son intérêt pour les thèmes modernes. Ses œuvres, pleines d'expression et de spontanéité, se caractérisent par l'intensité de la couleur, la métamorphose des formes, la rapidité du mouvement et le lyrisme du trait. Les scènes urbaines de Mme MacLeod dégagent une vitalité et une urgence qui sont inhérentes au monde moderne. Young Girl at the Window représente les activités quotidiennes des locataires d'un immeuble d'habitation. Le point de vue déformé, le fondu de l'arrière-plan avec le premier plan, l'absence de centre d'intérêt et le désordre de la composition animent cette peinture et révèlent la nette sensibilité de l'artiste au monde qui l'entourait.

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Pegi Nicol MacLeod

Pegi Nicol MacLeod (Canada, 1904—États-Unis, 1949). Peinture à l'huile sur toile de Pegi Nicol MacLeod.

Pegi Nicol MacLeod
Collection McMichael d'art canadien
n.d.
huile sur toile
80,7 x 68,5 cm
© Collection McMichael d'art canadien


Objectifs d'apprentissage

 L’apprenant va :

  • analyser les œuvres d’art en ayant conscience de la perspective féminine;
  • prendre conscience du rôle de la femme par rapport à la culture;
  • prendre conscience de l’impact sur ses émotions causé par une œuvre d’art;
    expliquer l’émergence et la signification du féminisme dans l’art et dans l’histoire de l’art;
  • interpréter les significations dans l’art au féminin et dans la vie des femmes par le truchement de l’art;
  • se questionner sur les sources des images dans la culture contemporaine que les artistes considèrent pertinentes ou importantes sur le plan personnel.
  • comprendre que la création d’une œuvre d’art est influencée par le choix du moyen d’expression de l’artiste, par son époque et par sa culture.
  • comprendre les enjeux entourant la représentation des femmes dans l’histoire de l’art et dans la réalisation d’œuvres d’art.

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