La période moderne, qui englobe près d’un siècle de mouvements stylistiques et de progrès sociaux, a été une époque où des femmes ont vu leur statut passer d’artisane ordinairement anonyme à « artiste » reconnue et influente. C’est la période des mots en « isme », dont le réalisme, l’impressionnisme, le cubisme, le surréalisme et l’expressionnisme abstrait, pour n’en nommer que quelques-uns. Ses dates sont imprécises et discutables, mais, de façon générale, elle est considérée comme ayant débuté durant le dernier quart du XIXe siècle et pris fin pendant le troisième quart du XXe siècle. Au début de cette période, beaucoup de femmes ont été des pionnières, non seulement en matière de création de styles particuliers, mais également parce qu’elles ont trouvé des moyens de subvenir à leurs besoins en exerçant leur art. C’est grâce à elles qu&rsqu Pour en lire plus
La période moderne, qui englobe près d’un siècle de mouvements stylistiques et de progrès sociaux, a été une époque où des femmes ont vu leur statut passer d’artisane ordinairement anonyme à « artiste » reconnue et influente. C’est la période des mots en « isme », dont le réalisme, l’impressionnisme, le cubisme, le surréalisme et l’expressionnisme abstrait, pour n’en nommer que quelques-uns. Ses dates sont imprécises et discutables, mais, de façon générale, elle est considérée comme ayant débuté durant le dernier quart du XIXe siècle et pris fin pendant le troisième quart du XXe siècle. Au début de cette période, beaucoup de femmes ont été des pionnières, non seulement en matière de création de styles particuliers, mais également parce qu’elles ont trouvé des moyens de subvenir à leurs besoins en exerçant leur art. C’est grâce à elles qu’un grand nombre de femmes ont obtenu un statut plus élevé au royaume des beaux-arts.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Paraskeva Clark est devenue une figure de premier plan sur la scène artistique canadienne entre les années 1930 et 1950. Dans son article « Come Out From Behind the Pre-Cambrian Shield », elle définit le rôle de l’artiste contemporain instruit, qui se préoccupe de sujets importants. Cette artiste dotée d’une conscience sociale et au franc-parler en matière politique s’est tournée vers l’art militaire. Dans Parachute Riggers, elle a peint des membres féminins des forces armées au travail, sensibilisant ainsi le public à la productivité des femmes et à leur contribution nationale durant la Deuxième Guerre nationale. Peignant les réalités de son époque, Mme Clark a représenté les femmes dans la sphère publique. Sa composition dynamique et son point de vue nettement angulaire sont révélateurs de sa formation en art moderne dans les styles cubiste et futuriste.
Paraskeva Clark est devenue une figure de premier plan sur la scène artistique canadienne entre les années 1930 et 1950. Dans son article « Come Out From Behind the Pre-Cambrian Shield », elle définit le rôle de l’artiste contemporain instruit, qui se préoccupe de sujets importants. Cette artiste dotée d’une conscience sociale et au franc-parler en matière politique s’est tournée vers l’art militaire. Dans Parachute Riggers, elle a peint des membres féminins des forces armées au travail, sensibilisant ainsi le public à la productivité des femmes et à leur contribution nationale durant la Deuxième Guerre nationale. Peignant les réalités de son époque, Mme Clark a représenté les femmes dans la sphère publique. Sa composition dynamique et son point de vue nettement angulaire sont révélateurs de sa formation en art moderne dans les styles cubiste et futuriste.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Paraskeva Clark

Paraskeva Clark (Russie, 1898—Canada, 1986). Peinture à l'huile sur toile de Paraskeva Clark.

Paraskeva Clark
1947
huile sur toile
101,7 x 81,4 cm
© Musée canadien de la guerre


Sybil Andrews croyait que l’art moderne doit évoquer l’esprit de son temps. Ses œuvres ont pour sujet la vie des travailleurs et le monde qui l’entourait. Ses linogravures se caractérisent par des couleurs contrastantes et un intérêt constant pour l’idée de mouvement, qui est révélateur de l’impact de l’art futuriste sur ses œuvres : « Nos usines et nos bâtiments industriels ont une majesté bien à eux, une force satanique qui nécessite un traitement simple, et ne peuvent être convenablement représentés dans un style joli et pittoresque. » – Sybil Andrews, vers les années 1920. Sybil Andrews a étudié sous la direction de Cyril E. Power et reçu une formation à Londres, à la Heatherley’s School of Fine Art. À la Grosvenor School of Modern Art, elle a appris l’art de la linogravure, technique pour laquelle elle est bien connue de nos jours. En 1947, elle a immigré à Campbell River (C.-B.), où elle a continué à créer des &oeli Pour en lire plus
Sybil Andrews croyait que l’art moderne doit évoquer l’esprit de son temps. Ses œuvres ont pour sujet la vie des travailleurs et le monde qui l’entourait. Ses linogravures se caractérisent par des couleurs contrastantes et un intérêt constant pour l’idée de mouvement, qui est révélateur de l’impact de l’art futuriste sur ses œuvres : « Nos usines et nos bâtiments industriels ont une majesté bien à eux, une force satanique qui nécessite un traitement simple, et ne peuvent être convenablement représentés dans un style joli et pittoresque. » – Sybil Andrews, vers les années 1920. Sybil Andrews a étudié sous la direction de Cyril E. Power et reçu une formation à Londres, à la Heatherley’s School of Fine Art. À la Grosvenor School of Modern Art, elle a appris l’art de la linogravure, technique pour laquelle elle est bien connue de nos jours. En 1947, elle a immigré à Campbell River (C.-B.), où elle a continué à créer des œuvres et donné des cours dans son atelier jusqu’à sa mort, en 1992.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Sybil Andrews

Sybil Andrews [Bury St. Edmunds (Angleterre), 1898—Victoria (Colombie-Britannique), 1992]. Linegravure sur papier de Sybil Andrews.

Sybil Andrews
Photo : Glenbow Museum
1952
linogravure sur papier
26,6 x 31,7 cm
© Glenbow Museum


Vidéo

Sybil Andrews

Transcription :

Narrateur :

Au début, dans les années 1920, Sybil gagnait sa vie en vendant aux Londoniens et aux touristes des pointes sèches représentant divers édifices connus. Elle s’est mise sérieusement à la gravure sur linoléum en 1929. Nombre de ses oeuvres ont été présentées lors d’expositions de gravures à Londres et à l’étranger. Ces premières expositions de gravures sur linoléum étaient importantes parce qu’elles faisaient découvrir à divers publics la vitalité et le dynamisme de cette technique de gravure en couleurs.

Sybil Andrews :
Ils n’avaient jamais vu de gravures en couleurs comme celles-là auparavant. Ils connaissaient l’eau-forte, la pointe sèche et les oeuvres en noir et blanc, mais ils ignoraient tout de la gravure sur linoléum. Et Flight, vous voyez, croyait qu’elles allaient rapporter beaucoup. Mais les résultats n’ont pas été formidables ; peu de gens en achetaient. D’abord, c’était très difficile, quand il n’y a jamais de ventes, rien à voir avec ce qui se fait aujourd’hui. Prenons par exemple... je ne me souviens plus des prix exacts mais j’imagine que c’était quelque chose comme trois livres pour une gravure comme celle-là, les grands chevaux (elle montre du doigt la gravure)..., de trois à quatre livres, pas grand-chose.

Narrateur :
En empruntant des thèmes à son univers quotidien, Sybil a réussi à proposer une nouvelle vision de sujets qui, sinon, n’auraient attiré aucune attention ou auraient été jugés ordinaires : la vitesse et le mouvement d’hommes à motocyclette, les motifs qui se détachent dans une salle de concert bondée, la simplicité de la vie campagnarde à Bury St. Edmunds et la construction d’une gare souterraine à Londres.

Sybil Andrews :
Ils étaient là. Toute une équipe qui travaillait à ce projet, à perte de vue. Une équipe d’hommes. C’était amusant de les observer, toute cette énergie... « Ho ! Hisse »" Il fallait que tout le monde s’y mette en même temps. Aujourd’hui, il y aurait une énorme machine qui ferait le même travail. Vous voyez, le monde était plein de motifs intéressants.

On utilisait beaucoup la faux à l’époque, et encore aujourd’hui. Pour certains travaux, rien ne saurait remplacer la faux. Avec cet instrument, on peut faire les coins et tout, alors on voit la faux partout. C’est un outil merveilleux. La courbe de la lame, et cette courbe, là, tout le long, et la courbe, c’est pour cela qu’on l’utilise dans un mouvement courbe, et quand toute une équipe travaille c’est un véritable ballet, c’est ravissant. Il y a trois, quatre ou cinq hommes l’un derrière l’autre, et tous font le même mouvement, sinon ils se couperaient les pieds les uns les autres ! C’est vraiment comme ça. Avec un outil dont la lame est aussi haute et aussi large.... et là bien sûr, ça, c’est du soccer, cela va sans dire.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Instituto Nacional de Bellas Artes, Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Secretaría de Relaciones Exteriores, Glenbow Museum, McMichael Canadian Art Collection, Musée d'art de Joliette, Louisiana State Museum

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.


Mme Stadelbauer est native de Calgary ; elle a fait ses études d’art à l’Alberta College of Art and Design, au Banff Centre et à l’Université Columbia de New York. Elle a été une enseignante et une administratrice influentes et le premier professeur du département des arts de l’Université de Calgary. Elle y a élaboré le programme de baccalauréat en art, en musique et en théâtre, et a joué un rôle important dans le développement de l’éducation artistique à Calgary durant ses 31 ans à l’Université. Au cours de cette période, elle a continué à peindre et le traitement de ses paysages reflète une approche moderniste canadienne.
Mme Stadelbauer est native de Calgary ; elle a fait ses études d’art à l’Alberta College of Art and Design, au Banff Centre et à l’Université Columbia de New York. Elle a été une enseignante et une administratrice influentes et le premier professeur du département des arts de l’Université de Calgary. Elle y a élaboré le programme de baccalauréat en art, en musique et en théâtre, et a joué un rôle important dans le développement de l’éducation artistique à Calgary durant ses 31 ans à l’Université. Au cours de cette période, elle a continué à peindre et le traitement de ses paysages reflète une approche moderniste canadienne.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Helen B. Stadelbauer

Helen B. Stadelbauer [Calgary (Alberta), 1910—Calgary (Alberta)]. Peinture à l'huile sur carton de Helen B. Stadelbauer.

Helen B. Stadelbauer
Photo : Glenbow Museum
date : n.d.
huile sur carton
45,3 x 60,8 cm
© Collection du Glenbow Museum


Mme Hamilton a fait des études à Toronto et à Berlin, puis travaillé pendant huit ans à Paris, où elle exposait périodiquement au Salon de Paris. Elle s’est fait une réputation pour ses portraits et ses paysages. En 1919, le Club des Amputés de guerre de Colombie-Britannique l’a chargée de produire des œuvres d’art représentant les répercussions de la Première Guerre Mondiale pour The Gold Strip, revue s’adressant aux anciens combattants. Elle a donc dû retourner en France, où elle parcouru les champs de bataille du Plateau de Vimy et de la Somme, ce qui prenait un courage incroyable. Ainsi qu’un journaliste l’a fait observer : « Se rendre seule dans la région de cauchemar de la Somme [sic] après l’armagédon [...] afin de produire, avec de la peinture et des toiles, une vision durable de l’Enfer avant que la Nature bienveillante ne masque les cicatrices et les plaies infligées par la main sacrilège de l’homme [...]. » –The Calgary Herald, le 24 avril 1922.
Mme Hamilton a fait des études à Toronto et à Berlin, puis travaillé pendant huit ans à Paris, où elle exposait périodiquement au Salon de Paris. Elle s’est fait une réputation pour ses portraits et ses paysages. En 1919, le Club des Amputés de guerre de Colombie-Britannique l’a chargée de produire des œuvres d’art représentant les répercussions de la Première Guerre Mondiale pour The Gold Strip, revue s’adressant aux anciens combattants. Elle a donc dû retourner en France, où elle parcouru les champs de bataille du Plateau de Vimy et de la Somme, ce qui prenait un courage incroyable. Ainsi qu’un journaliste l’a fait observer : « Se rendre seule dans la région de cauchemar de la Somme [sic] après l’armagédon [...] afin de produire, avec de la peinture et des toiles, une vision durable de l’Enfer avant que la Nature bienveillante ne masque les cicatrices et les plaies infligées par la main sacrilège de l’homme [...]. » –The Calgary Herald, le 24 avril 1922.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Mary Riter Hamilton

Mary Riter Hamilton [Teeswater (Ontario), 1873—Vancouver (Colombie-Britannique), 1954]. Peinture à l'huile sur toile de Mary Riter Hamilton.

Mary Riter Hamilton
Photo : Glenbow Museum
date : n.d.
huile sur toile
116,4 x 89,4 cm
© Collection du Glenbow Museum


Mme Nicoll a été l’une des premières artistes albertaines à s’adonner sérieusement à l’art abstrait. Elle a reçu sa formation à l’Ontario College of Art et au Provincial Institute of Technology de Calgary, où elle s’est initiée à la peinture automatique. Elle était fascinée par les possibilités de l’automatisme et s’est perfectionnée en composition abstraite. En 1957, Mme Nicoll a suivi un atelier à Emma Lake (Saskatchewan) sous la direction du peintre abstrait new-yorkais Will Barnet, puis elle a continué à étudier avec lui à l’Art Students League, à New York. Elle est devenue une artiste et une enseignante populaire. Sa peinture se caractérise par des formes audacieuses et des couleurs contrastantes, qui représentent sous une forme abstraite le monde qui l’entourait. Ses œuvres ont été présentées dans des expositions individuelles et collectives un peu partout au Canada et aux États-Unis.
Mme Nicoll a été l’une des premières artistes albertaines à s’adonner sérieusement à l’art abstrait. Elle a reçu sa formation à l’Ontario College of Art et au Provincial Institute of Technology de Calgary, où elle s’est initiée à la peinture automatique. Elle était fascinée par les possibilités de l’automatisme et s’est perfectionnée en composition abstraite. En 1957, Mme Nicoll a suivi un atelier à Emma Lake (Saskatchewan) sous la direction du peintre abstrait new-yorkais Will Barnet, puis elle a continué à étudier avec lui à l’Art Students League, à New York. Elle est devenue une artiste et une enseignante populaire. Sa peinture se caractérise par des formes audacieuses et des couleurs contrastantes, qui représentent sous une forme abstraite le monde qui l’entourait. Ses œuvres ont été présentées dans des expositions individuelles et collectives un peu partout au Canada et aux États-Unis.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Marion Nicoll

Marion Nicoll [Calgary (Alberta), 1909—Calgary (Alberta), 1985]. Peinture à l'huile sur toile de Marion Nicoll.

Marion Nicoll
Photo : Glenbow Museum
1959
huile sur toile
91,8 x 71,7 cm
© Collection du Glenbow Museum


Marion Nicoll

Transcription :

Marion Nicoll :
« Oui, et Emily Carr. Les premières oeuvres d’Emily Carr que j’ai vues, quelle découverte ! C’était à Calgary, où j’étais revenue suivre les cours de l’Institut provincial de la technologie. Une exposition itinérante est arrivée. Le directeur de l’école, pas [A.C.] Leighton, mais le directeur, M. Carpenter, a refusé de montrer les toiles d’Emily Carr. C’était scandaleux. Leighton nous a amenés en petits groupes de trois ou quatre, il a déverrouillé la porte de la pièce où les oeuvres étaient rangées pour la durée de l’exposition, et il les a posées sur des chevalets pour nous. Puis nous sommes ressortis de la pièce... j’ai pleuré. »

Intervieweur :
« Quelle a été votre réaction ? »

Marion Nicoll : [Sanglots]
« Je me suis écriée : » Oh, une femme peintre ! « Les femmes peintres établies étaient rares à cette époque. »

Intervieweur :
« Qu’est-ce que l’on présentait d’elle ? »

Marion Nicoll :
« Les beaux mâts totémiques, et les ravissantes scènes dans la forêt, avec les arbres qui s’élancent vers le ciel et les volutes. »

Intervieweur :
« Est-ce qu’ils avaient un aspect mystique ? »

Marion Nicoll :
« À mes yeux, ils débordaient de vitalité... ils explosaient littéralement »

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Instituto Nacional de Bellas Artes, Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Secretaría de Relaciones Exteriores, Glenbow Museum, McMichael Canadian Art Collection, Musée d'art de Joliette, Louisiana State Museum

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.


Tôt dans sa carrière, Marcelle Ferron s'est jointe à un groupe d'artistes québécois appelés « Les Automatistes ». En 1948, elle a signé le manifeste de ce groupe, « Refus Global ». Dans cet important document, le groupe conteste la pensée conservatrice et s'attaque à la conformité dans la société québécoise. « Nous avons osé être nous-mêmes et nous sommes retrouvés à l'avant-garde », a déclaré Mme Ferron. Ce sentiment de vitalité et d'individualisme transparaît dans ses œuvres. Peinture se caractérise par des couleurs à l'huile appliquées par grandes touches énergiques en couches épaisses sur une toile blanche. La couleur est devenue le moyen d'expression de Mme Ferron. Pour cette artiste, « la couleur est la vie. C'est très important. »

Tôt dans sa carrière, Marcelle Ferron s'est jointe à un groupe d'artistes québécois appelés « Les Automatistes ». En 1948, elle a signé le manifeste de ce groupe, « Refus Global ». Dans cet important document, le groupe conteste la pensée conservatrice et s'attaque à la conformité dans la société québécoise. « Nous avons osé être nous-mêmes et nous sommes retrouvés à l'avant-garde », a déclaré Mme Ferron. Ce sentiment de vitalité et d'individualisme transparaît dans ses œuvres. Peinture se caractérise par des couleurs à l'huile appliquées par grandes touches énergiques en couches épaisses sur une toile blanche. La couleur est devenue le moyen d'expression de Mme Ferron. Pour cette artiste, « la couleur est la vie. C'est très important. »

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Marcelle Ferron

Marcelle Ferron (1924—2001). Peinture à l'huile sur toile se marcelle Ferron.

Marcelle Ferron
Collection McMichael d'art canadien
1960
huile sur toile
73,2 x 92,0 cm
© Collection McMichael d'art canadien


Marcelle Ferron

Marcelle Ferron

Transcription :
« J’ai quitté le Canada parce que j’avais besoin de peindre. Il fallait que je parte, que je voyage. J’avais le sentiment de vivre dans un ghetto, et je n’ai jamais beaucoup aimé les ghettos. Paris était comme le Refus Global - la ville me convenait parfaitement. Les artistes y avaient droit de cité - c’est cela, pour moi, la vraie culture. Les artistes y étaient reconnus, ils y avaient leur place. À Montréal nous n’existions pas. À Paris, pour ainsi dire, j’ai découvert ma personnalité. Je me suis définie moi-même, car je me sentais libre. Une femme peintre ? Il m’a fallu longtemps pour ne plus me sentir coupable d’exercer mon métier. À l’époque, les femmes avaient des enfants et une maison à entretenir, et j’avais l’impression de voler du temps. Aujourd’hui, je n’éprouve plus ce sentiment de culpabilité. »

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Instituto Nacional de Bellas Artes, Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Secretaría de Relaciones Exteriores, Glenbow Museum, McMichael Canadian Art Collection, Musée d'art de Joliette, Louisiana State Museum

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.


Joyce Wieland est née à Toronto (Ontario). Après son mariage avec l'artiste Michael Snow et son déménagement à New York en 1960, elle s'est beaucoup intéressée aux techniques non traditionnelles, afin de faciliter la discussion sur des préoccupations d'ordre social, écologique et nationaliste. Elle est passée de la peinture à l'animation cinématographique, puis aux pièces murales et aux constructions, pour ensuite revenir au cinéma, réunissant diverses techniques pour créer un dialogue poignant sur la féminité ainsi que sur l'identité canadienne. Pierre Trudeau a déjà déclaré qu'il fallait faire passer « la raison avant la passion » au gouvernement et (comme elle était, bien sûr, convaincue du contraire) Mme Wieland a confectionné une courtepointe de grande dimension qui, en raison de ses rapports avec l'artisanat et de considérations propres aux sexes, donne un nouveau contexte au titre de cette œuvre. Elle est décédée en 1998 par suite de complicati Pour en lire plus
Joyce Wieland est née à Toronto (Ontario). Après son mariage avec l'artiste Michael Snow et son déménagement à New York en 1960, elle s'est beaucoup intéressée aux techniques non traditionnelles, afin de faciliter la discussion sur des préoccupations d'ordre social, écologique et nationaliste. Elle est passée de la peinture à l'animation cinématographique, puis aux pièces murales et aux constructions, pour ensuite revenir au cinéma, réunissant diverses techniques pour créer un dialogue poignant sur la féminité ainsi que sur l'identité canadienne. Pierre Trudeau a déjà déclaré qu'il fallait faire passer « la raison avant la passion » au gouvernement et (comme elle était, bien sûr, convaincue du contraire) Mme Wieland a confectionné une courtepointe de grande dimension qui, en raison de ses rapports avec l'artisanat et de considérations propres aux sexes, donne un nouveau contexte au titre de cette œuvre. Elle est décédée en 1998 par suite de complications de la maladie d'Alzheimer.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Joyce Wieland

Joyce Wieland (1931—1998). Courtepointe en coton matelassé de Joyce Wieland.

Joyce Wieland
Musée des beaux-arts du Canada
1968
coton matelassé
256,5 x 302,3 cm
© 2002, RCIP. Tous droits réservés.


vidéo

Joyce Wieland

Transcription :
Orpheline à neuf ans, Joyce Wieland a trouvé la consolation dans le dessin et la peinture, des activités où elle allait faire carrière. Cette pionnière exploitait les artisanats traditionnels comme la courtepointe et la broderie. Elle ne craignait pas de traiter sans détour des questions de l’heure. Dans les années soixante, la nouveauté de son art apportait une bouffée de fraîcheur. Pourtant, le combat qu’elle menait contre les milieux artistiques établis elle ne l’a remporté qu’en devenant la première femme à faire l’objet d’une importante exposition, organisée de son vivant à la Galerie nationale du Canada. Joyce Wieland déteste l’étiquette de féministe. Elle explique qu’elle tient cela pour acquis, mais elle est convaincue que les hommes et les femmes créent des oeuvres qui, comme elle le dit si bien, viennent différemment.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Instituto Nacional de Bellas Artes, Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Secretaría de Relaciones Exteriores, Glenbow Museum, McMichael Canadian Art Collection, Musée d'art de Joliette, Louisiana State Museum

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.


Daphne Odjig, qui est membre de l’Ordre du Canada, est l’une des artistes autochtones les plus en vue au pays. Sa carrière artistique a pris de l’essor durant les années 1970 avec la renaissance de la culture autochtone. Ses œuvres sont influencées par la situation socio-politique de son peuple. Selon Mme Odjig, Rebirth of a Culture est une « renaissance de la conscience indienne » ou une célébration de la survie d’une société en voie de disparition. Cette peinture est une représentation symbolique d’un thème autochtone – la renaissance du pow-wow – traité à la manière des cubistes et des surréalistes occidentaux. En outre, elle est révélatrice de l’association de Mme Odjig avec l’école des beaux-arts de Woodland, qui met l’accent sur les formes plates peintes en couleurs vives et entourées d’épais traits sinueux.
Daphne Odjig, qui est membre de l’Ordre du Canada, est l’une des artistes autochtones les plus en vue au pays. Sa carrière artistique a pris de l’essor durant les années 1970 avec la renaissance de la culture autochtone. Ses œuvres sont influencées par la situation socio-politique de son peuple. Selon Mme Odjig, Rebirth of a Culture est une « renaissance de la conscience indienne » ou une célébration de la survie d’une société en voie de disparition. Cette peinture est une représentation symbolique d’un thème autochtone – la renaissance du pow-wow – traité à la manière des cubistes et des surréalistes occidentaux. En outre, elle est révélatrice de l’association de Mme Odjig avec l’école des beaux-arts de Woodland, qui met l’accent sur les formes plates peintes en couleurs vives et entourées d’épais traits sinueux.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Daphne Odjig

Daphne Odjig (1919—). Peinture d'acryliqye sur toile de Daphne Odijig.

Daphne Odjig
Collection McMichael d'art canadien
1979
acrylique sur toile
128,0 x 160,0 cm
© Collection McMichael d'art canadien


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • analyser les œuvres d’art en tenant compte du sexe de l’artiste;
  • comprendre les enjeux entourant la représentation des femmes dans l’histoire de l’art et dans la réalisation d’œuvres d’art;
  • expliquer l’émergence du féminisme dans l’art et l’histoire de l’art ainsi que sa signification;
  • interpréter la signification des œuvres d’art réalisées par des femmes et le sens de la vie des femmes à travers l’art;
  • être conscient des défis qu’ont dû relever les femmes avant de pouvoir jouir d’une bonne réputation dans l’histoire de l’art;
  • débattre de la façon dont le modernisme dans l’art se caractérise par le développement d’une succession rapide de mouvements, qui, à tour de rôle, ont tenté de redéfinir le but, les sujets et les formes de l’art ainsi que la place des artistes;
  • comprendre que de nombreuses artistes étaient des pionnières du mouvement moderniste;

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons